Santé : des vaccins de prévention contre le VIH bientôt lancés au Kenya

Santé : des vaccins de prévention contre le VIH bientôt lancés au Kenya

Le Kenya s’apprête à introduire, dès le mois de mars, le lénacépavir, un médicament innovant destiné à prévenir la transmission du VIH. L’annonce a été faite par le ministère kényan de la Santé, qui prévoit un déploiement initial dans 15 comtés prioritaires.

Administré seulement deux fois par an, le lénacépavir offre un niveau de protection supérieur à 99,9 % contre la transmission du virus. Bien qu’il soit souvent comparé à un vaccin en raison de son efficacité exceptionnelle, il s’agit d’un traitement chimique et non d’un vaccin classique, car il ne stimule pas directement le système immunitaire.

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Un déploiement progressif en Afrique

Le Kenya fait partie des neuf pays africains sélectionnés pour bénéficier de cette nouvelle stratégie de prévention. Le déploiement a déjà commencé en Afrique du Sud, en Eswatini et en Zambie depuis décembre. Selon les données de ONUSIDA, l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe concentrent plus de la moitié des 40,8 millions de personnes vivant avec le VIH dans le monde en 2024, soulignant l’importance stratégique de cette initiative.

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Le pays a déjà reçu une première livraison de 21 000 doses dans le cadre d’un partenariat entre Gilead Sciences, fabricant du médicament, et le Fonds mondial. Les autorités prévoient 12 000 doses supplémentaires d’ici avril.

Un soutien international sous surveillance

Le ministre de la Santé, Aden Duale, a également annoncé un engagement des États-Unis pour fournir 25 000 doses additionnelles. Cette coopération s’inscrit dans un accord bilatéral de 2,5 milliards de dollars signé avec Washington pour renforcer le système de santé kényan, notamment dans la lutte contre le VIH, le paludisme et la poliomyélite.

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Cependant, cet accord fait actuellement l’objet d’un examen juridique après une contestation devant les tribunaux par un sénateur kényan, qui évoque d’éventuelles irrégularités constitutionnelles.

Avec un taux de prévalence du VIH estimé à 3,7 %, le Kenya espère que l’introduction du lénacépavir marquera un tournant décisif dans la réduction des nouvelles infections.

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