Le Mouvement Martin Luther King (MMLK) monte au créneau contre un fléau du quotidien des Togolais : le refus de billets et pièces de monnaie usés. L’organisation de défense des droits saisit officiellement la BCEAO et réclame la création d’un numéro vert pour sanctionner les contrevenants.
Un délit massif qui empoisonne la vie quotidienne
Dans un communiqué ferme daté du 2 février 2026, le MMLK dénonce la persistance et l’ampleur inacceptable d’une pratique illégale : le refus des billets et pièces usés, froissés, limés ou légèrement déchirés.
Ces refus créent des tensions graves entre citoyens lors des transactions de la vie courante. Le mouvement souligne que ces pratiques ne viennent pas seulement de particuliers, mais aussi d’institutions bancaires, de stations-service, de supermarchés et d’autres commerces, en violation flagrante de la loi.
Un texte de loi clair mais inappliqué : l’article 1165 du Code pénal
Le MMLK rappelle la base légale incontestable : l’article 1165 du Code pénal togolais. Cet article stipule que le refus de billets et pièces de monnaie usés ayant cours légal en raison de leur état est passible d’une amende de 10 000 à 50 000 FCFA. Malgré cette disposition et des campagnes de sensibilisation passées, la loi reste largement ignorée sur le terrain, au détriment des consommateurs.
Les trois exigences concrètes du MMLK à la BCEAO
Face à ce constat d’échec, le MMLK adresse des demandes précises au Directeur National de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pour le Togo :
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- Créer un numéro vert dédié permettant aux citoyens de signaler les contrevenants (commerces, banques, etc.) afin que des sanctions puissent être effectivement appliquées.
- Multiplier les rappels par des communiqués radios, télévisés et des affichages pour informer que les billets et pièces abîmés peuvent être échangés gratuitement aux guichets de la BCEAO.
- Ordonner par note circulaire aux établissements bancaires et financiers d’accepter l’échange de ces billets et pièces à leurs propres guichets, pour désengorger la BCEAO et faciliter la vie des citoyens.
Le MMLK, en se saisissant de ce dossier technique mais hautement sensible, place la BCEAO et les autorités face à leurs responsabilités. L’enjeu est de faire respecter une loi fondamentale de la vie économique et de mettre fin à une source d’injustice quotidienne pour des milliers de Togolais.










