Le Togo veut rapatrier 8 000 trésors culturels détenus à l’étranger

Le Togo veut rapatrier 8 000 trésors culturels détenus à l'étranger

Ils sont plus de 8 000. Des masques sacrés, des statues rituelles, des archives sonores, des photographies centenaires, et même des restes humains. Tous ces trésors culturels, arrachés à leur terre d’origine pendant la période coloniale, dorment aujourd’hui dans des musées et institutions étrangères. Le Togo a décidé de les ramener à la maison.

En conseil des ministres ce mercredi 25 février 2026, le gouvernement a examiné une communication du ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts relative à la restitution des biens culturels. Décision majeure : la création d’un comité national dédié à cette mission sensible.

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Ce que renferme ce trésor perdu

Les recherches préliminaires dressent un inventaire à la fois fascinant et douloureux. Chaque pièce raconte une histoire. Chaque absence laisse un vide dans la mémoire collective togolaise. Plus de 8 000 pièces sont concernées, réparties en plusieurs catégories :

  • Artéfacts : objets d’art, pièces culturelles et religieuses d’une valeur inestimable
  • Archives : documents, enregistrements sonores, photographies, œuvres cinématographiques
  • Restes humains et animaux : témoins silencieux des rites ancestraux et de l’histoire du pays

Pourquoi c’est important de rapatrier ces trésors culturels ?

Ces objets ne sont pas de simples curiosités ethnographiques. Ce sont les témoins de l’histoire et les piliers de l’identité du peuple togolais. Leur présence loin du territoire national prive les citoyens d’une partie d’eux-mêmes et entrave la transmission de l’héritage culturel aux générations futures.

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La structure nouvellement créée aura la lourde tâche de piloter l’ensemble du processus. Ses missions seront multiples :

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  1. Recensement précis de tous les biens culturels togolais détenus à l’étranger
  2. Négociations diplomatiques et juridiques avec les institutions et États concernés
  3. Organisation du retour physique des œuvres
  4. Planification de la conservation et de l’exposition des biens rapatriés
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Un travail de fourmi qui nécessitera des compétences variées : historiens, juristes, diplomates, conservateurs de musée.

La décision togolaise s’inscrit dans une dynamique continentale et mondiale. La question de la restitution du patrimoine africain spolié pendant la période coloniale prend une ampleur croissante. Des pays comme le Bénin ou le Sénégal ont déjà obtenu le retour de certaines œuvres. La France, la Belgique, l’Allemagne ont entamé des processus de restitution.

Reste à savoir quels musées étrangers, parmi lesquels figurent de grandes institutions européennes, seront les premiers à répondre favorablement à cette nouvelle dynamique.

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