Togo : près de 10.000 litres de sodabi détruits – voici pourquoi

Togo : près de 10.000 litres de sodabi détruits – voici pourquoi

Encore des litres de sodabi détruits dans la région des Savanes dont les autorités ne plaisante pas avec la santé de ses populations. Ce samedi 21 février 2026, le gouvernorat a procédé à une destruction publique spectaculaire : 9300 litres de sodabi et 332 cartons de boissons en bouteilles et sachets ont été réduits en cendres. Une cargaison impressionnante saisie entre le 1er novembre 2025 et le 21 janvier 2026 dans plusieurs localités de la région.

Sous l’œil vigilant des Forces de l’ordre, ces produits dangereux ont été passés au pilon, loin des regards complices des trafiquants, mais sous celui, bienveillant, des populations invitées à constater l’engagement des autorités.

Protéger les populations, pas freiner le commerce

Sur place, le préfet de Tône, Ouro-Gouroungou, représentant le gouverneur, a rappelé le sens de cette opération : protéger les Togolais contre les dangers sanitaires des boissons frelatées. Un message appuyé par Melaine Lene, maire de la commune de Tône 1.

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« Cette opération ne vient pas freiner le commerce de nos frères et sœurs, mais nous évite le danger en préservant notre santé, afin de nous garantir une meilleure espérance de vie« , a-t-il déclaré, justifiant ainsi la fermeté des autorités.

Sodabi frelaté : un poison lent

Derrière la tradition du sodabi, boisson locale prisée dans toute la région, se cache parfois un dangereux trafic. Produit dans des conditions artisanales non contrôlées, le sodabi frelaté peut contenir du méthanol, un alcool toxique potentiellement mortel. Les additifs non autorisés, les conditions d’hygiène douteuses et l’absence de tout contrôle sanitaire en font un véritable poison pour les consommateurs.

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Chaque année, des intoxications graves sont signalées dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. En détruisant ces produits, le Togo prévient des drames humains.

Acte 4 : une guerre qui s’inscrit dans la durée

Cette destruction n’est pas un geste isolé. Il s’agit du quatrième acte d’une série engagée par le gouvernorat des Savanes. Preuve que la traque aux produits illicites n’est pas un feu de paille, mais une politique durable de santé publique.

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Les forces de l’ordre restent mobilisées sur le terrain, sillonnant les marchés et les points de vente pour débusquer les marchandises dangereuses. La pression ne retombe pas.

Au-delà de la destruction, c’est un avertissement sans frais adressé aux trafiquants : le Togo ne tolérera pas le commerce de produits qui tuent. Les opérations de contrôle vont se poursuivre, les saisies aussi, et les peines prévues par la loi finiront par rattraper les coupables.

Pour les commerçants honnêtes, ces opérations publiques sont aussi une protection contre une concurrence déloyale qui met en danger leurs propres clients.

Avec près de 10.000 litres de sodabi frelaté détruits, la région des Savanes envoie un signal fort : la santé des populations n’est pas à vendre. Reste désormais à remonter les filières jusqu’aux fabricants, car c’est à la source que le fléau doit être éradiqué. Le combat continue.

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