Togo : l’opposition alerte sur une possible révision de la constitution

Homme Allié

Plusieurs regroupements de partis politiques et d’organisations de la société civile ont exprimé leurs inquiétudes face à une possible révision de la Constitution. Lors d’une conférence de presse tenue le 12 mars 2026 à Lomé, ces acteurs ont appelé la population togolaise à rester vigilante face à ce qu’ils considèrent comme d’éventuelles manœuvres politiques.

La déclaration a été portée par quatre regroupements : la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK), la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), Lumière pour le Développement dans la Paix (LDP) et le front « Touche Pas à Ma Constitution ».

Des inquiétudes sur une nouvelle modification constitutionnelle

Selon ces organisations, la situation politique actuelle au Togo resterait marquée par les débats autour de la Constitution adoptée en avril 2024 par l’Assemblée nationale. Les opposants estiment que cette réforme a été adoptée par des députés dont le mandat était arrivé à expiration.

Les responsables de ces regroupements affirment que certaines évolutions politiques pourraient conduire à une nouvelle modification du texte constitutionnel, notamment en ce qui concerne les modalités de désignation du chef de l’État. Pour les opposants, une telle initiative pourrait modifier l’équilibre institutionnel et susciter davantage de tensions politiques dans le pays.

Appel à la vigilance et aux réformes politiques

Lors de la conférence de presse, Nathaniel Olympio, premier porte-parole du front « Touche Pas à Ma Constitution », a évoqué le contexte politique togolais et les événements survenus lors de la transition de 2005 après le décès de l’ancien président Gnassingbé Eyadéma.

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Les responsables de la DMK, de la DMP, de la LDP et du front « Touche Pas à Ma Constitution » ont appelé à la libération des détenus politiques, au retour des exilés et à l’ouverture d’un dialogue politique visant à renforcer la cohésion nationale.

Dans leur déclaration, Thomas Kokou N’Soukpoe, Sambiri Targone, Tchagnaou Ouro-Akpo et Nathaniel Olympio ont également invité les citoyens togolais, au Togo et dans la diaspora, à rester mobilisés et attentifs aux initiatives politiques à venir.

Aucune réaction officielle pour l’instant

À ce stade, les autorités togolaises n’ont pas officiellement réagi à ces déclarations. Toutefois, le ministre chargé des Relations avec les institutions de la République, Gilbert Bawara, a récemment affirmé que les institutions fonctionnent normalement et qu’aucun vide institutionnel n’existe dans le pays.

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