Le maire d’Agoè-Nyivé 4 passe à l’offensive contre l’insalubrité. Un arrêté municipal rend désormais obligatoire la possession de latrines propres et aux normes dans toutes les habitations. Les contrevenants risquent des amendes, voire la fermeture de leur local.
Une obligation sanitaire pour toutes les habitations et locaux professionnels
Dans un communiqué officiel daté du 3 février 2026, le maire d’Agoè-Nyivé 4, Dr Fofana Abdul-Fahd, a pris une mesure forte. Il rend obligatoire la présence de latrines propres, hygiéniques et fonctionnelles dans toutes les habitations, concessions et locaux professionnels situés sur le territoire de sa commune. L’objectif déclaré est de lutter efficacement contre l’insalubrité, les maladies hydriques (choléra, typhoïde, diarrhées) et la pollution environnementale.
Les installations doivent être conformes aux normes en vigueur et comprendre des dispositifs adéquats de collecte et de traitement des excrétas, tels que des fosses septiques étanches, des fosses perdus ou des puisards réglementaires qui ne présentent aucun risque pour la santé publique ou les sols.
Interdiction formelle de la défécation à l’air libre et du rejet sauvage des eaux usées
Le maire d’Agoè-Nyivé 4 rappelle et renforce plusieurs interdictions existantes mais souvent ignorées :
- La défécation à l’air libre est formellement interdite sur l’ensemble du territoire communal.
- Le déversement des eaux usées (eaux ménagères, eaux de toilette) dans la nature, sur la voie publique ou dans les caniveaux est également proscrit.
La mairie reconnaît que ces pratiques « encore observées dans certaines zones » constituent « une menace sérieuse pour l’hygiène collective et la qualité du cadre de vie », notamment en période de pluies où les risques de contamination et d’inondations sont accrus.
Recevez l'actualité directement dans votre boite mail !
MERCI !
Conscient des investissements nécessaires, la municipalité accorde un délai de grâce de six mois, à compter de la publication du communiqué, pour permettre aux ménages et propriétaires de se mettre en règle.
Passé ce délai, prévient le maire Fofana Abdul-Fahd, des contrôles systématiques seront menés par les services techniques municipaux. Les contrevenants s’exposeront alors à des sanctions prévues par la réglementation, pouvant aller des amendes à la fermeture temporaire des établissements non conformes, voire à des poursuites judiciaires en cas de récidive.









