Bonne nouvelle pour des milliers de Togolais qui attendent depuis des mois, parfois des années, de pouvoir prouver leur nationalité. Le ministère de la Justice et des Droits humains sort de sa tour d’ivoire et choisit la transparence.
Une note officielle, signée par Kobauyah Tchamdja-Kpatcha, Directrice du Sceau, de la Nationalité et de l’Identité Civile, a été adressée aux préfets du pays, rapporte le confrère Le Témoin. Dedans, une instruction claire : affichez les listes des dossiers de nationalité en souffrance bloqués et faites-les circuler largement.
Plus de 17 000 dossiers coincés dans les rouages
Les chiffres donnent le vertige. Entre décembre 2024 et mars 2026, pas moins de 165 657 demandes de certificat de nationalité ont été déposées en ligne. Sur cette masse, 127 791 ont été traitées.
Reste le reste : 20 555 demandes sont en attente de dépôt physique. Et 17 311 dossiers attendent une correction de la part des requérants. Soit plus de 37 000 Togolais qui, jusqu’ici, tournaient en rond sans comprendre pourquoi leur dossier n’avançait pas.
Les intermédiaires pointés du doigt par l’administration
Pourquoi tant de blocages de certificat de nationalité ? L’administration a identifié un coupable : les intermédiaires. Ces tiers, censés faciliter les démarches, utilisent souvent leurs propres numéros de téléphone et adresses mail pour remplir les formulaires en ligne.
Résultat : quand un message du ministère arrive (pour signaler une pièce manquante ou une erreur), le vrai demandeur ne reçoit rien. Il attend. Parfois des années.
L’affichage des listes en préfecture casse ce cercle vicieux. Chaque citoyen pourra enfin savoir, en se déplaçant, où en est réellement son dossier. Et surtout, quelles démarches accomplir pour le débloquer.
Reste à espérer que les préfectures jouent le jeu et diffusent largement ces informations, y compris dans les zones rurales où l’accès aux services publics reste difficile.










