Un jeune maçon a frôlé la mort ce lundi 12 janvier 2026 dans le quartier Adakpamé à Lomé. Soupçonné de tentative de vol dans une habitation, il a été pris en chasse par des riverains en colère et n’a échappé au lynchage que grâce à l’intervention de sa grande sœur.
Selon les témoignages recueillis sur place et rapportés par le confrère Alerte24, le scénario était bien rodé. Profitant de l’absence des occupants d’une maison, le jeune homme, présenté comme un maçon du quartier, aurait d’abord pénétré dans une église voisine. Il aurait ensuite enlevé des briques d’une cloison séparant l’église de la maison ciblée, créant ainsi une brèche pour s’introduire dans la concession.
Son plan a tourné court lorsqu’une habitante est rentrée plus tôt que prévu. La découvrant sur place, elle a immédiatement refermé le portail et appelé à l’aide. Pris de panique, le jeune maçon a tenté de s’échapper par le même passage, mais la résidente a réussi à lui agripper les pieds, retenant le fugitif tout en hurlant.
La colère des riverains et l’intervention salvatrice
Alertés par les cris, des riverains se sont rassemblés en un instant. La foule, en colère, a commencé à passer à tabac le présumé voleur. C’est à ce moment qu’il a été reconnu par certains habitants comme étant un jeune maçon bien connu du quartier.
Informée en urgence, sa grande sœur, chez qui il résidait, s’est précipitée sur les lieux. Elle a supplié la foule de lui remettre son frère, évitant ainsi un lynchage qui aurait pu mal tourner. Pour calmer les esprits et éviter de nouveaux incidents, la famille a pris la décision d’envoyer immédiatement le jeune homme au village familial à Vogan.
Un récidiviste présumé qui inquiète le quartier
Ce fait divers n’est malheureusement pas un cas isolé selon plusieurs habitants d’Adakpamé. Ils affirment que ce jeune maçon serait un récidiviste, déjà impliqué dans plusieurs cas de vols dans le quartier. Cette réputation explique en partie la rapidité et la violence de la réaction populaire.
L’épisode illustre le fragile équilibre entre sentiment d’insécurité et respect de la procédure judiciaire. Face à la peur du crime et à la perception d’une justice parfois lente, certains riverains sont tentés de prendre la loi entre leurs mains, avec tous les risques de dérapages que cela comporte.