Depuis plusieurs semaines, les témoignages d’enlèvements, de tentatives de rapt et de disparitions forcées se multiplient sur les réseaux sociaux au Togo. Enfants, étudiantes, personnes vulnérables… Aucune cible ne semble épargnée. Entre rumeurs amplifiées par le numérique et faits avérés confirmés, un sentiment de psychose s’installe, tandis que la population réclame des réponses fermes des autorités.
Longtemps cantonnées à la sphère des rumeurs WhatsApp et des publications Facebook alarmistes, ces affaires ont pris une tout autre dimension. Le 21 janvier 2026, un étudiant a échappé de justesse à une tentative d’enlèvement grâce à l’intervention rapide de ses camarades.
L’affaire, qui s’est déroulée en pleine journée, a provoqué une vive émotion dans le milieu universitaire et sur les réseaux sociaux. Elle illustre, selon les observateurs, une évolution inquiétante du phénomène, qui ne se limite plus aux seules proies vulnérables mais touche désormais toutes les couches de la société.
Difficile aujourd’hui de mesurer l’ampleur exacte du phénomène. Si des arrestations ont confirmé la présence active de réseaux criminels, le relais massif de ces informations sur WhatsApp, Facebook et TikTok contribue à créer un climat de peur ambiant.
Face à cette montée des inquiétudes, la population s’interroge : où est la communication du ministère de la Sécurité ? À l’exception de quelques communiqués lapidaires de la police judiciaire confirmant certaines interpellations, aucune prise de parole politique d’envergure n’est venue rassurer les Togolais. Un silence prolongé, en pareille matière, nourrit les théories du complot, fragilise la confiance des citoyens et laisse le champ libre aux interprétations les plus anxiogènes.
Avec Lecoreccteur.tg










