Les mesures de sécurité routière renforcées depuis le 9 février 2026 commencent à porter leurs fruits, selon les derniers rapports. Selon Agba Tassa, responsable de la Division de la sécurité routière (DSR), les axes de la RN1 (Lomé-Cinkassé) et le grand contournement de Lomé enregistrent une nette baisse des accidents.
« Nous avons constaté une diminution des sinistres. Les accidents mortels sont devenus très rares, surtout sur le grand contournement », a-t-il indiqué, rapporte Republic Of Togo. Désormais, les incidents recensés se limitent principalement à des dégâts matériels ou des blessures légères.
Des contrôles renforcés sur les axes sensibles
Depuis le renforcement des effectifs, les agents de la DSR veillent à interdire tout stationnement dangereux. Les camions en panne doivent désormais obligatoirement être signalés par des triangles de visibilité. La lutte contre les surcharges et les traversées via le terre-plein central, une pratique particulièrement risquée chez les motocyclistes, est également intensifiée.
Malgré ces résultats encourageants, la DSR ne compte pas relâcher la pression.
Une campagne de sensibilisation dans les gares routières de Lomé
Depuis le 24 mars 2026, la Division de la sécurité routière a lancé une campagne de sensibilisation itinérante dans les gares routières de la capitale. Objectif : compléter les sanctions par une approche pédagogique pour ancrer durablement une culture de sécurité.
Les conducteurs d’autocars sont particulièrement ciblés. Les agents leur rappellent leur responsabilité envers les vies humaines qu’ils transportent. Deux facteurs majeurs d’accidents sont pointés du doigt : l’excès de vitesse et les pratiques risquées comme les surcharges et les dépassements dangereux.
Les passagers invités à signaler les comportements dangereux
La DSR a également sensibilisé les passagers, leur rappelant qu’ils ne sont pas de simples usagers passifs. Ils ont le droit de refuser de monter dans un véhicule surchargé et le devoir de signaler tout comportement dangereux au volant.
Un numéro vert, le 1014, est mis gratuitement à disposition pour signaler ces situations. Ce même numéro peut également être utilisé pour dénoncer les tracasseries policières, notamment les cas de racket sur les axes routiers, a précisé la DSR.










