« Laissez-nous le temps de partir » : les tenanciers de bars de la plage Golfe 1 à Faure Gnassingbé

"Laissez-nous le temps de partir" : les tenanciers de bars de la plage Golfe 1 à Faure Gnassingbé

L’horloge tourne et l’angoisse monte pour les tenanciers de bars de la plage Golfe 1. À quelques jours de l’ultimatum du 28 février 2026, l’Association des Tenanciers de Bars et Restaurants de la plage Golfe 1 (ATBR) a décidé de frapper à la plus haute porte. Dans un point de presse tenu ce jeudi, les responsables ont lancé un appel solennel au Président du Conseil, Faure Gnassingbé.

Leur requête ? Un délai supplémentaire pour éviter une catastrophe sociale qui menace 744 familles.

744 emplois sur le fil du rasoir

Le chiffre a été martelé par Joachim Mensah, secrétaire général de l’ATBR : « Depuis 2022, l’ATBR a créé 744 emplois. Serveurs, cuisiniers, chauffeurs, agents de sécurité et personnels administratifs travaillent aujourd’hui sur le site.« 

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Des emplois directs, mais aussi des centaines de familles qui en dépendent. Des enfants qui vont à l’école grâce à ces salaires. Des loyers payés grâce à ces pourboires. Une petite économie locale qui s’est développée autour de ces établissements.

« Nous pensons que la fermeture brusque des activités va mettre en difficulté ces employés et leurs familles« , a plaidé M. Mensah.

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Une installation faite avec l’accord des autorités

Les tenanciers de bars de la plage du Golfe 1 tiennent à rappeler un point crucial : ils ne sont pas des squatteurs. Leur installation sur le littoral s’est faite dans le cadre de la dynamique de décentralisation et de salubrité publique engagée par le gouvernement, et avec l’accord de la mairie.

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Ils expriment d’ailleurs leur gratitude aux autorités : le maire, le gouverneur du Grand Lomé, les ministres concernés, ainsi que les forces de sécurité qui veillent sur les visiteurs. Pas de bras de fer, pas de contestation frontale. Juste une demande de compréhension.

Ce que demande l’ATBR

Les tenanciers ne disent pas non à la décision de libérer les lieux. Ils reconnaissent que leur installation était provisoire. Mais ils supplient qu’on leur accorde un délai raisonnable pour :

  • Négocier avec les banques et rembourser les dettes contractées
  • Régler les créances en cours avec les fournisseurs
  • Organiser un départ sans casse sociale
  • Trouver un nouveau site d’implantation
  • Envisager une reconversion pour les activités les plus fragiles
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Le message est empreint de respect, mais aussi de fierté. Ces hommes et ces femmes ont investi, travaillé, créé de la richesse et de l’emploi. Ils ne veulent pas partir en laissant derrière eux des dettes et des familles désemparées.

« Nous souhaitons quitter la plage dans la dignité« , résume Joachim Mensah.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, la date butoir du 28 février approche à grands pas. Les tenanciers retiennent leur souffle. Leur appel au Président Faure Gnassingbé est un dernier recours pour éviter que 744 emplois ne passent à la trappe du jour au lendemain.

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