Au Sénégal, la récente remise de 76 véhicules de fonction aux députés, sur un total prévu de 165, relance le débat sur leur utilité et leur coût. Les autorités justifient cette mesure comme un moyen de faciliter les déplacements des élus dans leurs circonscriptions et de renforcer le lien avec les populations.
Cependant, dans un contexte économique tendu où la dette publique dépasse 7 milliards de dollars, de nombreux citoyens et acteurs politiques s’interrogent sur la pertinence de ce choix et la transparence de la procédure d’achat, notamment le prix des véhicules et le fournisseur sélectionné.
La polémique s’ajoute à la décision du parti au pouvoir, Pastef, de remplacer l’indemnité mensuelle de déplacement des députés, fixée à 900 000 francs CFA, par la mise à disposition de véhicules pour la durée du mandat.
Certains députés eux-mêmes questionnent le choix des modèles, les Toyota Prado 4×4, jugés trop coûteux par rapport aux priorités du pays.
Face aux critiques, le président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye, assure que toutes les règles ont été respectées, sans fournir de détails supplémentaires sur le processus, laissant planer des doutes sur la transparence et la gestion des fonds publics.
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