Au Sénégal, la majorité des étudiants interpellés à la suite des violences survenues à l’Université Cheikh-Anta-Diop (UCAD) de Dakar ont été remis en liberté. Les auditions, entamées après les affrontements qui ont coûté la vie à un étudiant, se sont achevées dans la soirée du mercredi 11 février 2026.
Au total, 109 étudiants avaient été arrêtés en début de semaine, certains directement dans leurs chambres universitaires.
Selon l’Association des Jeunes avocats du Sénégal (AJAS), qui a assuré la défense des étudiants à titre gracieux, tous ont été libérés à l’issue des auditions, à l’exception de trois responsables d’organisations étudiantes dont la garde à vue a été prolongée.
Cette situation suscite l’inquiétude parmi leurs camarades, certains affirmant se sentir menacés. Un point de presse organisé dans un lieu tenu secret a permis à des étudiants de dénoncer ce qu’ils qualifient d’atteinte à la liberté académique, tout en réclamant la libération de leurs collègues. De leur côté, les autorités sénégalaises invitent à laisser la justice suivre son cours.
Le directeur général de l’Enseignement supérieur, Abdoul Aziz Diouf, a indiqué que si des infractions venaient à être établies, les responsabilités seraient situées « de quelque bord qu’elles puissent être », soulignant la nécessité d’une enquête impartiale. L’évolution du dossier dépend désormais des conclusions des investigations en cours.
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