Au terme du premier semestre 2025, le secteur de la microfinance au Togo affiche des performances contrastées. Les données disponibles font état d’une progression sensible de l’épargne, tandis que l’activité de crédit connaît un ralentissement.
Une situation qui révèle une dynamique moins favorable pour le financement de l’économie locale. Sur la période considérée, les dépôts collectés par les institutions de microfinance ont enregistré une hausse de 2,7 %, pour atteindre 11,9 milliards de FCFA.
Selon les analyses de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), cette évolution traduit à la fois la vitalité du secteur privé et l’ancrage progressif d’une culture de l’épargne au sein de la population togolaise. À l’inverse, l’encours des crédits accordés par ces établissements a reculé de 1,9 %, signe d’un accès au financement plus restreint.
Cette tendance s’explique par une attitude plus prudente des institutions, soucieuses de maîtriser les risques de non-remboursement dans un contexte économique incertain. Si cette stratégie contribue à la solidité du système financier, elle complique toutefois la situation des petites et moyennes entreprises, souvent dépendantes de la microfinance pour soutenir leurs activités et leurs projets de développement.
Cette évolution contraste avec celle observée dans plusieurs pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). En Côte d’Ivoire, au Sénégal ou encore au Bénin, l’encours des crédits de microfinance a progressé jusqu’à 3,4 % au deuxième trimestre 2025, témoignant d’un environnement plus favorable à l’investissement productif.
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Malgré ces défis, la microfinance demeure un levier central de l’inclusion financière au Togo. Le secteur compte actuellement 70 institutions agréées, opérant dans un cadre réglementaire structuré, et continue de jouer un rôle clé dans l’accès des populations et des entrepreneurs aux services financiers de base.










