Le Royaume-Uni a annoncé qu’il pourrait suspendre la délivrance de visas aux ressortissants de l’Angola, de la Namibie et de la République démocratique du Congo. Londres reproche à ces trois pays de refuser de reprendre leurs citoyens entrés illégalement sur le territoire britannique.
Cet avertissement intervient alors que la ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood, s’apprête à présenter une réforme majeure de la politique d’asile. Face aux tensions grandissantes autour de la question migratoire et à la pression politique exercée par le parti Reform UK, le gouvernement veut durcir les procédures, notamment pour freiner les traversées illégales de la Manche.
Les nouvelles mesures envisagées incluent la limitation des visas pour les pays peu coopératifs, même pour les voyageurs entrant légalement, ainsi qu’un durcissement général du système d’asile inspiré du modèle danois. Parmi les changements prévus : suppression des aides automatiques pour les demandeurs, réduction de la durée du statut de réfugié, contrôles plus fréquents et possibilité de renvoyer les personnes dans leur pays dès qu’il est jugé sûr.
Plusieurs voix critiquent ces réformes, estimant qu’elles pourraient précariser davantage les réfugiés. Malgré la hausse du nombre de demandes cette année, les statistiques montrent que les premières approbations ont diminué, alors que Londres continue d’accorder des visas humanitaires à certains groupes comme les Afghans, les Ukrainiens et les Hongkongais.








