Les discussions en cours sur la formation d’un gouvernement d’union nationale, lancées le 24 mars, continuent de manière stratégique autour du comité spécial en charge de la sécurité, dirigé par le président Félix Tshisekedi.
Jusqu’à présent, seules les figures influentes de la majorité ont été consultées, ce qui a laissé des questions en suspens au sein d’autres factions politiques. Augustin Kabuya, leader du parti présidentiel, a reconnu la nécessité d’un dialogue constructif pour éviter frustrations et tensions au sein de la coalition.
Les enjeux de cette consultation vont au-delà de la simple formation d’un gouvernement, car de nombreux dirigeants, comme Jean-Pierre Bemba, insistissent sur la nécessité de restaurer l’intégrité territoriale du pays face aux incursions du Rwanda.
Alors que des propositions circulent pour établir un « gouvernement de guerre » capable de contrer les menaces extérieures, la société civile sera également impliquée dans les négociations à venir. Toutefois, des voix dissidentes au sein de l’opposition rejettent pour l’instant l’initiative, arguant qu’elle ne résoudra pas les crises persistantes du pays.