Un deux-roues au prix d’une voiture d’occasion. Au Togo, la flambée soudaine des prix des motos suscite colère et incompréhension. Dans un communiqué publié le 25 mars 2026, le Mouvement Martin Luther King (MMLK), dirigé par le pasteur Edoh Komi, tire la sonnette d’alarme et interpelle le ministère du Commerce.
410 000 FCFA à 595 000 FCFA : les prix des motos explosent
Selon l’organisation, les consommateurs assistent depuis plusieurs semaines à une hausse vertigineuse et injustifiée des prix des motos. À titre d’exemple, le modèle 110-2, auparavant vendu à 410 000 FCFA, est désormais proposé à près de 595 000 FCFA. Soit une augmentation de près de 200 000 FCFA en un temps record.
Cette flambée concerne pratiquement toutes les marques disponibles sur le marché national, sans qu’aucune explication claire ne soit fournie. « L’absence de communication officielle ou de justification économique renforce les inquiétudes et alimente un sentiment d’opacité », dénonce le MMLK.
Un moyen de transport devenu inaccessible
Pour de nombreux Togolais, la moto est bien plus qu’un simple moyen de déplacement. C’est un outil de travail essentiel pour des milliers de conducteurs professionnels (motos-taxis, livreurs, commerciaux). Avec cette hausse brutale, l’accès à ce bien devient hors de portée pour une grande partie des ménages.
Le mouvement dénonce également l’apparition de systèmes de vente à crédit abusifs, avec des modalités de remboursement pouvant atteindre 50 %. Une pratique qualifiée d’« excessive et assimilable à une forme d’exploitation financière » par l’organisation.
Le MMLK interpelle le gouvernement
Face à cette situation, le Mouvement Martin Luther King demande aux autorités de réagir avec diligence :
- Clarifier la structure des prix des motos
- Publier les éléments justificatifs des augmentations observées
- Encadrer les systèmes de crédit pour protéger les consommateurs
- Aligner les pratiques nationales sur celles des pays voisins en matière de transparence

« L’accès à un moyen de transport abordable constitue un enjeu social majeur », rappelle le MMLK, qui exhorte le gouvernement à agir avec responsabilité pour mettre fin à une situation qui pénalise lourdement les citoyens.










