Marine Le Pen comparaît ce mardi 20 janvier 2026 devant la cour d’appel de Paris dans le cadre du procès des assistants parlementaires européens du Front national, un dossier judiciaire aux conséquences politiques majeures.
La cheffe du Rassemblement national, aujourd’hui âgée de 57 ans, tente d’obtenir l’annulation d’une condamnation prononcée en première instance, qui l’a reconnue coupable de détournement de fonds publics.
Les faits reprochés concernent l’utilisation, entre 2004 et 2016, de fonds du Parlement européen pour rémunérer des salariés du parti, à une période où celui-ci connaissait de sérieuses difficultés financières. Le verdict rendu en mars dernier avait provoqué un séisme politique : cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate, compromettant sa candidature à l’élection présidentielle de 2027.
Déterminée à inverser la tendance, Marine Le Pen affirme mener un combat pour prouver sa bonne foi, estimant que les juges d’appel entendront des arguments restés inaudibles lors du premier procès. Si elle ne nie plus totalement l’existence d’irrégularités, elle soutient ne jamais avoir eu conscience d’enfreindre la loi, rejetant une part de responsabilité sur le Parlement européen pour son manque de vigilance.
Une thèse contestée par l’institution, qui évoque au contraire un système structuré mis au jour par l’enquête judiciaire. En toile de fond, le RN se prépare à toutes les hypothèses : en cas d’empêchement définitif, Jordan Bardella pourrait être propulsé candidat.
Recevez l'actualité directement dans votre boite mail !
MERCI !
Mais Marine Le Pen espère encore reprendre la main et préserver ses ambitions présidentielles, à l’issue d’un procès qui pourrait redessiner durablement le paysage politique français.










