Togo : le préfet d’Agou déclare la guerre aux agents racketteurs

Togo : le préfet d'Agou déclare la guerre aux agents qui racketteurs

Dans la préfecture d’Agou, la tolérance zéro est déclarée contre le racket administratif. Le préfet a publié un communiqué ferme mettant en garde les agents publics qui exigent des paiements illégaux pour délivrer des certificats d’origine ou de nationalité, une pratique qui mine la confiance dans les services publics.

Des tarifs officiels rappelés pour couper court à toute ambiguïté

Face aux nombreuses plaintes des usagers, la préfecture d’Agou a décidé de rappeler, noir sur blanc, les tarifs légaux et uniques appliqués pour les documents liés à la nationalité. Ces frais, fixés par une note ministérielle de décembre 2025, sont désormais intangibles :

  • Certificat d’origine : 15 000 FCFA
  • Demande de nationalité : 5 000 FCFA
  • Duplicata de nationalité (par copie) : 1 000 FCFA
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Le communiqué, signé par le secrétaire général de la préfecture, Kodjo Assignon, est catégorique : « Aucun autre montant ne doit être exigé ». Il vise explicitement les justifications fallacieuses souvent avancées par les agents véreux, comme des frais d’enquête supposés.

Une menace claire : des sanctions pour les agents racketteurs

Le ton du communiqué est sans équivoque. Toute perception au-delà de ces montants est qualifiée d’« irrégularité passible de sanctions ». La préfecture « attache un prix particulier au strict respect de ces instructions » et prévient que « des mesures pourraient être prises » contre les contrevenants. Cette mise en garde publique et officielle constitue un ultimatum adressé aux fonctionnaires peu scrupuleux qui profitent de la détresse administrative des citoyens.

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Cette initiative locale s’inscrit dans un contexte national de dénonciation récurrente des « frais illégaux » ou « cadeaux » exigés dans de nombreuses administrations pour accélérer ou simplement obtenir un service. Ces pratiques de racket dissimulé créent un climat de méfiance, alourdissent le coût de la vie pour les usagers et entachent l’image de la fonction publique.

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