Plage du Golfe 1 : l’expulsion suspendue, pas annulée – ce qui s’est passé le 28 février

Plage du Golfe 1

Ils retiennent leur souffle depuis novembre 2024. Les occupants de la plage du Golfe 1 ont échappé à l’expulsion programmée le 28 février, mais le répit risque d’être de courte durée. À la veille de l’échéance, une réunion stratégique au ministère de l’Administration territoriale a gelé l’opération. Motif officiel : harmoniser les actions sur l’ensemble du littoral.

Traduction : l’État ne recule pas, il se réorganise pour frapper plus large et plus fort.

Retour sur 16 mois de bras de fer entre les occupants de la plage du Golfe 1 et la mairie

L’histoire commence le 7 novembre 2024. Ce jour-là, la mairie du Golfe 1 adresse une mise en demeure aux propriétaires de bars et autres occupants du domaine public maritime. Ordre : libérer les lieux avant le 31 janvier 2025. Motif : occupation irrégulière d’un espace stratégique que l’État veut récupérer.

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Premier acte de résistance : à l’échéance, personne ne bouge. Les occupants saisissent la Commission nationale des droits de l’homme et obtiennent, après discussion, un délai exceptionnel d’un an. Une main tendue que les autorités présentaient alors comme un geste de dialogue social.

Le 16 décembre 2025, nouvelle correspondance municipale. Cette fois, le ton change. L’échéance est fixée au 28 février 2026, et l’avertissement est clair : passé ce délai, l’expulsion sera engagée « par toutes voies réglementaires en vigueur ». Plus de cadeau, plus de négociation.

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Le 26 février : la réunion qui change la donne

À deux jours de l’expulsion, les choses s’accélèrent en coulisses. Au ministère de l’Administration territoriale, plusieurs membres du gouvernement et responsables administratifs se réunissent. Objet de la rencontre : harmoniser les opérations de libération du littoral dans plusieurs communes du Grand Lomé et des Lacs.

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Décision immédiate : l’opération prévue le 28 février est suspendue. Pas question d’agir en ordre dispersé. Si Golfe 1 est concerné, d’autres communes aussi. Mieux vaut coordonner pour maximiser l’efficacité.

Pour les propriétaires de bars et autres occupants historiques, l’heure est à l’incertitude. La suspension du 28 février n’est qu’une bataille gagnée. La guerre, elle, ne fait que commencer.

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