Ouverture du procès de Naomi Musenga : Retour sur cette affaire qui a bouleversé la France
"J’ai très mal au ventre", "Je vais mourir…", déclarait-elle difficilement. En réponse, l’opératrice rétorque sur un ton dur et déplacé : "Oui vous allez mourir, certainement un jour comme tout le monde".

Au lieu de transférer l’appel à un médecin régulateur, comme l’exige la procédure en cas de douleurs abdominales sévères, l’opératrice n’a posé aucune question pour évaluer l’état clinique de Naomi.
Cette grave violation des protocoles du Samu est alors au cœur des accusations portées contre elle.
L’opératrice encourt donc une peine maximale de cinq ans d’emprisonnement et une amende de 75 000 euros si elle est reconnue coupable. Le parquet de Strasbourg pourrait alors insister sur le fait que l’accusée n’a pas respecté les bonnes pratiques du Samu, un manquement qui pourrait avoir contribué au décès de Naomi Musenga.
