Le Premier ministre Ousmane Sonko fait face à une vive contestation après ses déclarations concernant la grève des étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). En déplacement à l’intérieur du pays, il a laissé entendre que le mouvement serait influencé par des intérêts politiques.
Des propos qui ont suscité l’indignation du Collectif des amicales de l’UCAD. Dans un communiqué officiel, les représentants des étudiants ont annoncé leur intention de déposer une plainte pour diffamation, estimant que leurs revendications sont légitimes et dénuées de toute manipulation partisane.
Le Collectif affirme que son combat vise exclusivement l’amélioration des conditions de vie et d’études sur le campus, notamment le paiement des arriérés de bourses et la suspension de certaines réformes jugées contestables.
Les étudiants tiennent les autorités pour responsables des violences survenues lors de l’intervention des forces de l’ordre, qui a entraîné la mort d’un étudiant après des affrontements marqués par l’usage de gaz lacrymogène.
Alors que le gouvernement promet une enquête pour faire toute la lumière sur ce drame, la crise universitaire prend désormais une tournure judiciaire et politique.
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