Publicité

Le Togolais Gilbert Houngbo Fossoun souhaite conserver la direction de l’Organisation internationale du travail (OIT) pour cinq années supplémentaires. Sa candidature à un second mandat sera soumise au vote du Conseil d’administration le 16 novembre 2026.

Il devra faire face à deux autres prétendants pour diriger l’institution sur la période 2027-2032.
Trois candidats sont officiellement en lice pour ce scrutin. Outre le directeur général sortant, la compétition oppose l’Espagnole Yolanda Díaz Pérez, actuelle ministre du Travail, et le Péruvien Xavier González-Olaechea, ancien ministre des Affaires étrangères, qui a rejoint la course tardivement.
Avant le vote, les trois prétendants passeront devant le Conseil d’administration le 9 novembre pour présenter leur vision et leurs priorités. L’élection se déroulera ensuite à bulletin secret. Cette instance compte 56 membres titulaires, répartis entre 28 représentants des gouvernements, 14 représentants des employeurs et 14 représentants des travailleurs. Cette organisation tripartite constitue l’une des particularités de l’OIT.
Le prochain mandat commencera le 1er octobre 2027 pour une durée de cinq ans. Si Gilbert Houngbo l’emporte, il entamera son deuxième et dernier mandat, les règles de l’organisation ne permettant pas à son directeur général d’en exercer plus de deux.
Né en 1961 au Togo, Gilbert Houngbo a effectué une grande partie de sa carrière au sein des organisations internationales. Entre 1996 et 2008, il a occupé différentes fonctions au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Il a ensuite dirigé le gouvernement togolais en qualité de Premier ministre, de 2008 à 2012. Après cette expérience politique, il retrouve la scène internationale en intégrant l’OIT comme directeur général adjoint entre 2013 et 2017. Il prend ensuite les commandes du Fonds international de développement agricole (FIDA), qu’il préside de 2017 à 2022. En mars 2022, son élection à la direction générale de l’OIT marque une étape historique : il devient le premier Africain à occuper cette fonction depuis la création de l’organisation, en 1919. Il entre officiellement en fonction en octobre de la même année.
Pour défendre sa candidature, Gilbert Houngbo met en avant les transformations engagées depuis son arrivée. Parmi les chantiers évoqués figurent la modernisation du dispositif de contrôle des normes internationales du travail et les efforts déployés pour maintenir le fonctionnement de l’organisation malgré la diminution des financements internationaux. Pour les cinq prochaines années, il entend notamment améliorer la réactivité de l’OIT et adapter davantage ses interventions aux spécificités des différentes régions du monde.
Sa candidature bénéficie du soutien officiel des autorités togolaises ainsi que de plusieurs organisations syndicales africaines. Le scrutin du 16 novembre sera donc déterminant pour celui qui ambitionne de poursuivre son action à la tête de cette institution spécialisée des Nations unies.