Le Togo franchit une nouvelle étape dans son développement scientifique et technologique. Lundi 9 février 2026 à Vienne, le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, et le Directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi, ont paraphé un cadre de coopération quinquennal couvrant la période 2026-2031. Objectif : mettre les technologies nucléaires au service des priorités nationales de développement.
Trois axes prioritaires pour une coopération renforcée
Ce nouveau partenariat, qui succède aux précédents accords depuis l’adhésion du Togo à l’AIEA en 2012, se concentre sur trois domaines stratégiques où la science nucléaire peut apporter des solutions concrètes :
- La lutte contre le cancer : L’un des volets les plus attendus. Le pays, confronté à une augmentation des cas de cancers et à un déficit d’équipements de radiothérapie et de médecine nucléaire, pourra bénéficier de l’expertise et du soutien technique de l’agence pour renforcer ses infrastructures de diagnostic et de traitement.
- La sécurité alimentaire : Les techniques nucléaires permettent d’améliorer la productivité agricole, de lutter contre les parasites et de prolonger la conservation des denrées. Un levier essentiel pour un pays qui vise la souveraineté alimentaire.
- Le développement de l’énergie et des applications scientifiques : L’AIEA accompagnera le Togo dans l’exploration des applications pacifiques du nucléaire, hors usage militaire, incluant la gestion des ressources en eau, l’énergie et la recherche.
Ravi de rencontrer le ministre des Affaires étrangères de la @DiplomatieTogo, @rdussey, et de signer le nouveau cadre de coopération avec l’@IAEAorg pour les cinq prochaines années.
— Rafael Mariano Grossi (@rafaelmgrossi) February 9, 2026
Notre collaboration se concentrera sur des priorités clés pour le Togo, notamment la lutte contre… pic.twitter.com/kZLaOT1Shn
Le Togo siège désormais au Conseil des gouverneurs
Cette signature n’est pas anodine. Elle intervient un an après l’entrée du Togo au Conseil des gouverneurs de l’AIEA, une instance stratégique de 35 membres chargée de l’orientation des politiques de l’agence. Cette présence témoigne de la crédibilité acquise par Lomé dans le domaine du nucléaire civil et de sa capacité à peser dans les discussions internationales sur les usages pacifiques de l’atome.
Depuis 2012 et son adhésion à l’AIEA, le Togo mène une stratégie discrète mais constante de montée en compétences dans le domaine des technologies nucléaires. Ce nouvel accord s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des secteurs stratégiques et de renforcement des capacités scientifiques nationales.
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