Le Togo et la Russie viennent de franchir une nouvelle étape dans leurs relations. Le 11 avril 2026, le ministre Kokou Edem Tengue a annoncé la signature d’un mémorandum d’entente entre Lomé et la Fédération de Russie.
L’objectif affiché est clair : faciliter la circulation des produits et rendre les liaisons de transport plus efficaces entre les deux pays.
La Russie cherche une porte d’entrée vers l’Afrique de l’Ouest
Pourquoi Moscou se rapproche-t-il du Togo ? La réponse tient en trois mots : Burkina, Niger, Mali. Ces trois pays de l’AES totalisent près de 75 millions d’habitants. Et la Russie y a déjà une influence grandissante. Mais pour acheminer ses marchandises (céréales, armes ou autres produits) Moscou a besoin d’un hub logistique fiable. Le Port de Lomé, bien positionné sur le golfe de Guinée, remplit parfaitement ce rôle.
Selon un rapport du Sipri (Institut international de recherche sur la paix de Stockholm) daté de 2023, la Russie est déjà le premier vendeur d’armes en Afrique subsaharienne. Cet accord pourrait renforcer encore cette position.
Qu’est-ce que le Togo y gagne ?
Côté togolais, les bénéfices sont aussi clairs. Le ministre Kokou Edem Tengue l’a résumé ainsi : cet accord va faire du Togo « un partenaire incontournable sur la scène mondiale ».
« Qu’il s’agisse de transport maritime ou de corridors internationaux, nous unissons nos efforts pour consolider la place du Togo dans les échanges régionaux et internationaux », a-t-il précisé.
Concrètement, on peut s’attendre à une hausse du volume de marchandises russes transitant par Lomé. Plus de produits, plus de taxes perçues, plus de recettes pour les caisses de l’État.
Reste à voir comment cet accord s’intégrera dans la politique étrangère togolaise, traditionnellement tournée vers plusieurs partenaires (France, Union européenne, Chine). Une chose est sûre : Lomé joue désormais sur tous les tableaux.










