Microfinance au Togo : les crédits et l’épargne en hausse

Microfinance au Togo : les crédits et l'épargne en hausse au 3e trimestre 2025

Après un trimètre difficile, le secteur de la microfinance au Togo montre des signes de résilience. Selon les données de la BCEAO, les crédits accordés et les dépôts collectés ont renoué avec la croissance au troisième trimestre 2025, soutenant les ménages et les petites entreprises dans un contexte économique régional contrasté.

Un rebond des crédits après un deuxième trimestre en recul

Les chiffres de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) indiquent un redressement notable de l’activité de crédit. À fin septembre 2025, l’encours des crédits accordés par les Institutions de Microfinance (IMF) togolaises a augmenté de 8,4 milliards de FCFA, représentant une hausse de 2,4%.

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Cette performance marque un retour à la croissance après un recul de 7 milliards FCFA (-1,9%) enregistré au deuxième trimestre 2025. Ce rebond suggère une reprise de la confiance et de la demande de financement de la part des clients (petits entrepreneurs, agriculteurs, commerçants, femmes transformatrices de produits, etc.).

Une épargne solide et stable, le Togo bien placé en UMOA

Du côté de l’épargne, la performance est également robuste. Les dépôts collectés par les IMF togolaises ont progressé de 12,1 milliards FCFA (+2,7%) sur le trimestre. Cette croissance stable et solide place le Togo parmi les bons élèves de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) en matière de collecte d’épargne, se positionnant derrière le Sénégal et la Côte d’Ivoire, mais devant le Mali et le Niger.

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À l’échelle régionale, l’encours total des dépôts dans les IMF s’établit à 2 731,6 milliards de FCFA, en hausse de 11,1% sur un an. Cela démontre le rôle crucial de ces structures dans la bancarisation de l’épargne populaire.

Un rôle central mais des défis persistants dans la microfinance au Togo

Ces chiffres positifs confirment le rôle central des IMF dans l’inclusion financière au Togo, en servant une large part de la population, souvent exclue du système bancaire classique, pour financer les ménages et les très petites entreprises. Cependant, deux défis majeurs persistent :

  1. La modestie des montants : Les montants moyens par client (dépôts et crédits) restent inférieurs à 140 000 FCFA au niveau régional, reflétant la petite taille des activités financées et la précarité d’une partie de la clientèle.
  2. Le risque de crédit : La BCEAO note qu’à fin septembre 2025, une institution de microfinance togolaise est placée sous administration provisoire, rappelant la fragilité de certains acteurs et la nécessité d’une surveillance accrue pour protéger l’épargne des déposants.
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