Les prévisions météo au Togo s’annoncent lourdes. L’Agence nationale de la météorologie (ANAMET) annonce une persistance des fortes chaleurs et de la brume sèche sur l’ensemble du territoire jusqu’à la fin du mois de février. Les températures maximales oscilleront entre 33°C et 40°C, dépassant légèrement les normales saisonnières.
Les prévisions sous-saisonnières de l’ANAMET dessinent une géographie climatique à deux vitesses :
- Au nord et au centre : Le temps sec prédominera, accompagné d’une brume sèche et de poussière qui réduiront la visibilité et aggraveront les problèmes respiratoires. L’harmattan souffle encore.
- Au sud (Maritime et Plateaux) : Quelques pluies locales, limitées et dispersées pourraient être observées, sans pour autant inverser la tendance générale à la sécheresse.
Ces nouvelles prévisions s’inscrivent dans un contexte déjà préoccupant. L’ANAMET rappelle que l’année 2025 a été marquée par un déficit pluviométrique significatif :
- Cumul moyen national 2025 : 987,8 mm
- Cumul 2024 : 1162,8 mm (-15%)
- Moyenne des 5 dernières années : 1198,3 mm (-17,6%)
Ce manque d’eau récurrent fragilise les nappes phréatiques, compromet les rendements agricoles et accentue la pression sur les ressources hydriques, déjà mises à rude épreuve par la chaleur persistante.
Face à cette vague de chaleur durable, les autorités sanitaires et météorologiques rappellent les gestes essentiels :
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- Éviter les expositions prolongées au soleil, surtout entre 12h et 16h.
- S’hydrater régulièrement sans attendre d’avoir soif.
- Protéger les nourrissons, les personnes âgées et les malades chroniques, premiers concernés par les coups de chaleur et la déshydratation.
- Surveiller les enfants qui jouent en extérieur.
- Aérer les habitations aux heures les plus fraîches.
Cette alerte météo au Togo n’est pas qu’une question de confort. Elle a des implications directes sur :
- L’agriculture : les cultures de contre-saison sont menacées.
- La sécurité : les risques de feux de brousse sont démultipliés par la sécheresse.
- L’énergie : la demande en électricité pour la ventilation et la climatisation explose.









