Togo : une messe en mémoire de Jacques Koutoglo, décédé lors des manifestations, interdite

Togo : une messe en mémoire de Jacques Koutoglo, décédé lors des manifestations, interdite

Une polémique enfle dans la préfecture du Golfe au Togo après la décision des autorités locales d’interdire une cérémonie religieuse en mémoire d’un jeune homme décédé dans des circonstances troubles.

Dans une correspondance datée du 4 août 2025, le Préfet du Golfe a notifié au maire de la commune du Golfe son opposition à l’organisation d’une messe du quarantième jour pour Jacques Koutoglo (surnommé Koami), décédé le 27 juin 2025. Ce décès serait survenu lors des manifestations des 26, 27 et 28 juin dernier.

Lire aussi  Patrimoine culturel, FNFI, frontière maritime… les décisions clés du Conseil des ministres du 25 février

Le document officiel, portant la référence N° DRDU – 25/PG/SG-DAAC, précise que les enquêtes judiciaires sur les circonstances du décès sont toujours en cours. « Le décès du jeune homme ne saurait être lié aux manifestations à l’heure actuelle« , affirme le Préfet dans sa lettre.

Les autorités demandent expressément à la famille du défunt de s’abstenir de toute forme de manifestation liée à ce décès en attendant les conclusions de l’enquête. Cette décision intervient alors que la famille Koutoglo avait sollicité les autorités locales pour organiser cette cérémonie religieuse traditionnelle.

Lire aussi  Djené Dakonam : le record inquiétant du Togolais en Liga

Cette affaire risque de soulever des questions sur la liberté d’expression et le droit au deuil dans un contexte où les tensions post-manifs demeurent sensibles.

Nous n'avons pas pu confirmer votre inscription.
Votre inscription est confirmée.

Newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter pour suivre nos actualités.

Le ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales, dont dépend la préfecture, n’a pas encore fait de déclaration publique sur cette affaire qui pourrait relancer le débat sur le traitement des suites des manifestations de juin dernier.

Lire aussi  Conflit maritime Togo-Ghana : Lomé répond à Accra
Rejoins notre chaîne WhatsApp