À la suite de la finale controversée de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, un responsable de la Confédération africaine de football (CAF) a publiquement présenté des excuses à la sélection marocaine, un geste rarissime dans l’instance dirigeante du football africain.
Samir Sobha, membre du comité exécutif, a estimé que les règles n’avaient pas été correctement appliquées lors de la finale disputée à Rabat le 18 janvier. Selon lui, après la sortie temporaire des joueurs sénégalais pour protester contre un penalty accordé au Maroc via la VAR, des sanctions disciplinaires automatiques auraient dû être prises.
« Je demande pardon à la Fédération marocaine de football pour l’injustice dont elle a été victime. Les règles n’ont pas été respectées, contrairement à ce qui aurait dû se passer lors de ce match. Ils ont été volés », a déclaré Sobha.
Le match, interrompu pendant 14 minutes, avait finalement tourné à l’avantage du Sénégal (1-0 après prolongation), malgré le penalty manqué de Brahim Diaz et un but décisif inscrit par Pape Gueye.
Si la CAF avait promis d’examiner les incidents et condamné des comportements jugés inacceptables, les sanctions annoncées par la suite amendes financières et suspensions limitées visant notamment le sélectionneur sénégalais et certains joueurs ont été perçues au Maroc comme insuffisantes.
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La fédération marocaine, également sanctionnée, a vu sa demande d’annulation du résultat rejetée, mais a annoncé son intention de faire appel. Dans le même entretien, Samir Sobha a aussi critiqué la gouvernance interne de la CAF, évoquant la situation du secrétaire général Véron Mosengo-Omba et appelant le président Patrice Motsepe à clarifier certains points institutionnels.
Malgré l’application des décisions disciplinaires, le débat reste vif au Maroc, où de nombreux observateurs estiment que la finale a laissé un profond sentiment d’injustice.










