Trois personnes arrêtées lors des manifestations du 6 juin à Lomé risquent désormais des peines de prison pouvant aller jusqu’à dix ans après avoir été officiellement inculpées le 10 juin.
Parmi elles figurent le citoyen français Steeve Didier Rouyar, les ressortissants togolais Yao Mario Junior Zodzi et le chauffeur de moto-taxi Arioh Akewome Lito.
Graves conséquences juridiques
Le ministère public a retenu deux chefs d’accusation graves contre les accusés :
- trouble aggravé à l’ordre public
- complot contre la sûreté intérieure de l’État
Ces allégations font écho aux accusations portées contre quatorze militants des manifestations de la coalition C14 de 2018, condamnés à des peines maximales de dix ans de prison en février 2025.
Contexte des arrestations lors des manifestations du 6 juin
Les arrestations ont eu lieu lors de manifestations contre les récentes réformes constitutionnelles qui ont conduit le Togo à un régime parlementaire, pour la libération du rappeur engagé Aamron et le départ du parti au pouvoir.
Si les autorités affirment que les manifestations ont dégénéré en violences, des groupes d’opposition et des organisations de défense des droits humains ont exprimé des inquiétudes quant à une éventuelle réaction disproportionnée des forces de sécurité.