Ce jeudi 19 février 2026 restera une date marquante pour la gestion foncière au Togo. Le conseil des ministres a adopté le décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l’Institut géographique national du Togo (IGNT). Une décision qui transforme en profondeur l’ancienne direction générale de l’information géographique et de la cartographie en une structure autonome, dotée de moyens administratifs et financiers renforcés.
Pourquoi une telle réforme maintenant ?
Depuis plusieurs années, le Togo s’est engagé dans des réformes ambitieuses pour sécuriser le foncier et mieux organiser son territoire. Mais un obstacle majeur persistait : le manque de données fiables. Les limites techniques et institutionnelles de l’ancien dispositif freinaient la production d’informations géographiques précises, pourtant essentielles à toute planification.
Face aux évolutions technologiques rapides et aux exigences internationales en matière de cartographie, le gouvernement a choisi de passer à la vitesse supérieure. La création de l’IGNT répond à ce besoin criant de modernisation.
Ce que va changer l’IGNT concrètement
Avec son autonomie de gestion, l’Institut géographique national du Togo pourra désormais :
- Produire des données cartographiques fiables et actualisées
- Moderniser les outils de géolocalisation et de numérisation
- Accompagner les projets d’aménagement du territoire
- Faciliter la sécurisation foncière grâce à une meilleure connaissance du terrain
Un outil au service du développement économique
Au-delà de la simple cartographie, cet institut constitue un levier stratégique pour le développement socioéconomique du Togo. Des infrastructures routières à l’urbanisme, en passant par l’agriculture et la gestion des risques naturels, disposer de données géographiques précises permet de mieux planifier, d’économiser des ressources et d’éviter les conflits fonciers.
En se dotant d’un institut géographique national moderne, le Togo s’aligne sur les standards internationaux et renforce sa position dans les dynamiques régionales. Cette structure pourra également collaborer avec ses homologues ouest-africains pour harmoniser les données et faciliter l’intégration sous-régionale.










