À l’Université de Kara, dans la préfecture de Kozah, les autorités togolaises ont lancé la phase pré-test d’un programme visant à intégrer l’éducation à la lutte contre la corruption dans les formations supérieures. L’initiative a officiellement démarré le 3 mars 2026.
Le projet, porté par la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA), vise à intégrer des modules dédiés à l’éthique, à la transparence et à la responsabilité dans les programmes de formation des universités et centres professionnels.
L’objectif est clair : sensibiliser les étudiants aux dangers de la corruption et les préparer à adopter des comportements exemplaires dans leurs futures responsabilités professionnelles. Les initiateurs souhaitent ainsi former une génération de citoyens capables de défendre l’intérêt général, de dénoncer les pratiques illégales et de promouvoir une gestion intègre des affaires publiques.
Plusieurs thématiques au cœur des échanges
Au cours de cette phase pilote, les participants ont suivi différentes communications portant notamment sur les enjeux et défis liés à la corruption; les mécanismes de prévention et la participation citoyenne; le cadre juridique et institutionnel de la lutte contre la corruption au Togo; la bonne gouvernance ainsi que la déontologie et la responsabilité professionnelle.
Ces discussions visent à donner aux étudiants les outils nécessaires pour comprendre les mécanismes de la corruption et participer activement à sa prévention. Pour la directrice de cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Ama Dzifa Gameti, la lutte contre la corruption ne peut se limiter aux sanctions judiciaires.
Selon elle, les universités constituent un espace stratégique pour former les consciences et inculquer des valeurs fortes aux futurs cadres du pays. Elle estime également que chaque acte de corruption représente un obstacle au développement et compromet les chances de promotion du mérite.
Une nouvelle étape pour le projet national
Le président de la HAPLUCIA, Aba Kimélabalou, a indiqué que ce projet avait déjà été expérimenté dans plusieurs établissements secondaires ainsi qu’à l’École Nationale d’Administration du Togo. Son lancement à l’Université de Kara marque, selon lui, une étape importante dans la stratégie nationale de prévention de la corruption, en ciblant directement les futurs décideurs et gestionnaires publics.
Le vice-président de l’université, Tchable Boussanlègue, s’est montré optimiste quant à l’impact du projet. Il estime que cette initiative permettra aux étudiants de mieux comprendre les conséquences de la corruption et de contribuer à l’amélioration de la gouvernance publique au Togo.
Plusieurs autorités administratives, universitaires et locales ont pris part à la cérémonie de lancement, notamment des représentants du gouvernorat de la région de Kara et du corps enseignant.










