Le Togo a célébré, le lundi 21 septembre 2026, la 45e édition de la Journée internationale de la paix. À cette occasion, le gouvernement a adressé un message fort aux populations, les invitant à contribuer, à leur niveau, à la préservation de la paix et au renforcement de la cohésion nationale.
Par la voix du Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits Humains, Pacôme Adjourouvi, l’exécutif a placé le dialogue, l’inclusion et la justice sociale au cœur de la construction d’une paix durable.
Une vision de la paix qui dépasse l’absence de conflits
Pour le gouvernement togolais, la paix ne se limite pas à l’absence de conflits. Elle passe également par le respect de la dignité de chaque citoyen et un accès équitable aux services publics, à l’éducation, à la santé et à l’emploi.

Cette vision rejoint celle portée par le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, lors du Lomé Peace and Security Forum. « La paix ne signifie pas l’absence de guerre… La paix durable se construit dans le dialogue ; la paix ne se décrète pas, elle se construit par l’inclusion et par la cohésion sociale », avait-il déclaré.
Une conception ambitieuse de la paix, qui intègre les dimensions sociales, économiques et culturelles du vivre-ensemble.
Le dialogue et la réconciliation comme outils de prévention
Dans les communautés, la recherche du dialogue et la réconciliation apparaissent comme des moyens de prévenir les tensions. Le gouvernement mise également sur une plus grande implication des populations dans les mécanismes de gouvernance, à l’échelle des villages, des communes et des régions.
L’objectif est de renforcer les capacités nationales de résilience, en permettant aux citoyens de participer activement à la gestion des affaires locales et à la prévention des conflits. Une approche participative qui vise à ancrer la paix dans le quotidien des Togolais.
« Nous pouvons et nous devons vivre sans violence »
Le gouvernement a lancé un appel solennel à l’ensemble des citoyens. « Éduquons-nous tous à l’idée que nos différences de langues, de pratiques religieuses ou d’opinions ne doivent jamais constituer une menace pour la paix. Nous pouvons et nous devons vivre sans violence. Attachons-nous, tous ensemble, à promouvoir une éducation citoyenne à la démocratie et à la paix », a déclaré l’exécutif.
Ce message résonne particulièrement dans un contexte où les différences culturelles, religieuses et politiques peuvent parfois être source de tensions. Le gouvernement rappelle que la diversité est une richesse, pas une menace.
Responsabilité dans l’espace public et sur les réseaux sociaux
Dans le même esprit, les autorités appellent à davantage de responsabilité dans l’espace public et sur les réseaux sociaux, en particulier face aux discours de haine, aux rumeurs et aux provocations susceptibles de fragiliser la confiance entre les citoyens.
Cet appel fait écho aux récentes mises en garde de la HARC (Haute Autorité de Régulation de la Communication) concernant la régulation des contenus numériques et la lutte contre la désinformation. Le gouvernement semble vouloir responsabiliser les citoyens, en particulier les créateurs de contenu, sur l’impact de leurs publications.
La paix se construit aussi dans les mots et les images qui circulent sur les réseaux sociaux. Un message irresponsable peut attiser les tensions, tandis qu’un contenu apaisé peut contribuer à la cohésion nationale.
Un engagement collectif pour la paix
La Journée internationale de la paix est célébrée chaque année le 21 septembre dans le monde entier. Elle a été instituée par l’Assemblée générale des Nations unies en 1981, puis fixée au 21 septembre en 2001.
Pour le Togo, cette journée est l’occasion de réaffirmer son engagement en faveur de la paix, tant au niveau national qu’international. Le pays, qui a accueilli le Lomé Peace and Security Forum, se positionne comme un acteur de la promotion de la paix en Afrique de l’Ouest.
« La paix n’est pas un acquis, c’est un combat de chaque instant », rappelle le gouvernement. Un combat qui implique chaque citoyen, à son niveau, dans son quartier, son village, sa commune. La paix se construit dans le dialogue, l’inclusion et le respect de l’autre.
Message du Gouvernement Togolais à l'occasion des journées internationales de la démocratie et de la paix.#Paix #démocratie #CohésionSociale @GouvTg pic.twitter.com/crHj6Vh1mm
— MINISTÈRE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS-TOGO (@MJDH_TG) September 22, 2026
Les défis de la paix au Togo
Le Togo fait face à plusieurs défis en matière de paix et de sécurité :
- La menace terroriste dans la région du Sahel, qui pèse sur la stabilité de la sous-région
- Les tensions sociales liées à la cherté de la vie et aux inégalités
- La désinformation et les discours de haine sur les réseaux sociaux
- Les revendications politiques et les attentes de la jeunesse
- La cohabitation entre communautés dans certaines zones du pays
Face à ces défis, le gouvernement mise sur le dialogue, la sensibilisation et la participation citoyenne. Une approche qui privilégie la prévention plutôt que la répression.
Au-delà des discours officiels, la paix se construit au quotidien. Chaque citoyen peut contribuer à la cohésion nationale par des gestes simples :
- Respecter les différences de langue, de religion et d’opinion
- Éviter de propager des rumeurs ou des informations non vérifiées
- Promouvoir le dialogue plutôt que la confrontation
- S’impliquer dans la vie de sa communauté et des mécanismes de gouvernance locale
- Éduquer les plus jeunes aux valeurs de tolérance et de respect
La paix n’est pas seulement une affaire d’État. C’est l’affaire de tous. Et c’est ensemble que les Togolais construiront une société plus juste, plus inclusive et plus pacifique.







