La polémique enflait depuis quelques jours sur les réseaux sociaux. Jean-Pierre Fabre et Me Dodji Apévon touchent-ils leurs salaires de députés sans jamais mettre les pieds à l’Assemblée nationale ? Les deux responsables de l’opposition ont décidé de sortir du silence.
C’est en marge de la signature de la nouvelle charte du CNCC, lundi à Lomé, qu’ils ont choisi de répondre aux accusations.
« Considérez-nous comme des partis politiques normaux », Jean-Pierre Fabre
Face à la presse, le président de l’ANC, n’a pas voulu perdre son temps sur ce qu’il appelle une polémique artificielle. Sa réponse tient en une phrase, sèche et nette : « Il faut nous considérer comme des partis politiques normaux et responsables. »
Sous-entendu : comme tout parti, ils respectent la loi. Et la loi ne les oblige pas à siéger dans une assemblée qu’ils jugent illégitime.
« Ce qui se passe là-bas ne nous concerne plus »
Son allié Me Dodji Apévon, leader des FDR, a été plus direct. Il a rappelé l’évidence : après les législatives de 2024, son camp a refusé les cinq sièges obtenus. Pas par caprice, mais par principe. « Quand on a fait les élections législatives de 2024, nous avons décidé de ne pas siéger pour plusieurs raisons. Et c’est fini. Ce qui se passe là-bas ne nous concerne plus. »
L’avocat en a profité pour tacler vertement les internautes qui ont relayé la rumeur sans rien vérifier. « J’ai l’impression que les gens sont devenus malades sur les réseaux sociaux », a-t-il lancé.
Pour mémoire, sur les 113 sièges que compte l’Assemblée nationale, l’opposition n’en avait récolté que cinq. Si l’ADDI et la DMP ont accepté d’y siéger, l’ANC et les FDR ont décliné. Leur raison : un scrutin entaché de fraudes et une Constitution de la Ve République qu’ils rejettent en bloc.










