Hantavirus : ce que les Togolais doivent vraiment savoir

Hantavirus : ce que les Togolais doivent vraiment savoir
Homme Allié

Un foyer mortel de virus des Andes, encore appelé Hantavirus, a été détecté à bord d’un navire de croisière dans l’Atlantique. L’OMS parle de 3 morts et 8 cas confirmés. Faut-il s’alarmer au Togo ? La réponse est claire : non. Mais voici tout ce qu’il faut comprendre.

Ce qui se passe en ce moment

Depuis le 2 mai 2026, un foyer de cas graves de syndrome pulmonaire à hantavirus est signalé à bord du MV Hondius, un navire de croisière naviguant dans l’Atlantique Sud. Le bateau avait quitté Ushuaia, en Argentine, le 1er avril pour un voyage exceptionnel incluant des escales en Antarctique, aux îles Géorgie du Sud, Tristan da Cunha, Sainte-Hélène et Ascension.

Au 8 mai 2026, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recense 8 cas (6 confirmés et 2 suspectés) dont 3 décès. Des malades ont été évacués vers plusieurs pays européens pour y être soignés. Le virus identifié est le virus des Andes, une souche spécifique d’hantavirus présente en Amérique du Sud.

« Le risque de propagation à la population générale est absolument faible. Ce virus n’est pas un nouveau Covid. » — Christian Lindmeier, porte-parole de l’OMS, 8 mai 2026

Qu’est-ce que l’hantavirus ?

L’hantavirus est une famille de virus transmis principalement par les rongeurs (rats, souris, campagnols). L’être humain se contamine en inhalant des poussières contaminées par les déjections, l’urine ou la salive de ces animaux. La transmission directe d’une personne à une autre est extrêmement rare — seul le virus des Andes, précisément celui impliqué dans cet événement, est connu pour permettre une transmission interhumaine très limitée.

Il provoque deux types de maladies graves :

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  • Le Syndrome Pulmonaire à Hantavirus (SPH), surtout en Amérique, caractérisé par une forte fièvre suivie d’une détresse respiratoire sévère. Mortalité : 30 à 40 %.
  • La Fièvre Hémorragique avec Syndrome Rénal (FHSR), plus répandue en Europe et en Asie. Mortalité : 1 à 5 %.

Il n’existe à ce jour aucun traitement antiviral spécifique approuvé. La prise en charge est symptomatique.

Pourquoi le Togo n’est pas concerné

Le risque pour la population togolaise (et africaine de l’Ouest en général) est extrêmement marginal. Plusieurs raisons à cela :

  • L’événement actuel est localisé sur un navire de croisière ayant fréquenté des zones sauvages d’Amérique du Sud et de l’Antarctique, à des milliers de kilomètres du Togo.
  • Le virus des Andes est endémique d’Amérique du Sud. Il n’est pas présent en Afrique de l’Ouest.
  • Même parmi les passagers du navire, tous exposés aux mêmes conditions, seuls quelques cas ont été enregistrés. La contagiosité reste très faible.
  • L’OMS a confirmé que ce virus ne se propage pas par voie aérienne comme le SARS-CoV-2. Il ne présente pas les caractéristiques d’un agent pandémique.

Des anticorps anti-hantavirus ont été détectés chez certains rongeurs en Afrique subsaharienne, mais aucune épidémie ni aucun cas clinique significatif n’y a jamais été documenté dans notre région.

Les bons réflexes à avoir partout

Même si le risque est nul au Togo en ce moment, l’hantavirus rappelle l’importance de quelques précautions de bon sens face aux rongeurs, valables en tout temps :

  • Éviter tout contact direct avec des rongeurs sauvages ou leurs déjections.
  • Avant de nettoyer un espace longtemps fermé (grenier, débarras, entrepôt), bien aérer pendant au moins 30 minutes avant d’y entrer.
  • Porter un masque et des gants lors du nettoyage de zones pouvant être infestées.
  • Ne pas laisser de nourriture accessible aux rongeurs à l’intérieur des habitations.

Ce qu’il faut retenir

Le foyer du MV Hondius est une situation grave mais très circonscrite. L’OMS surveille l’évolution et coordonne la réponse internationale. Les autorités sanitaires de plusieurs pays, dont les États-Unis, la France et les Pays-Bas, ont émis des alertes préventives à destination de leurs cliniciens, non de leur population générale.

Pour les Togolais et les Africains de l’Ouest, la situation ne justifie aucune inquiétude particulière. Comme toujours, rester informé auprès de sources fiables, et pas des rumeurs sur les réseaux, est la meilleure des protections.

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