Les autorités de transition en Guinée-Bissau ont annoncé la tenue des élections présidentielle et législatives le 6 décembre prochain, un scrutin présenté comme une étape clé vers le retour au pouvoir civil.
L’annonce a été faite par décret du général Horta N’Tam, chef de la junte, qui affirme que toutes les conditions seraient réunies pour garantir un vote « libre, juste et transparent ». Conformément à la charte de la transition publiée en décembre, le chef de la junte ne devrait pas être candidat à ces élections, prévues à l’issue d’une transition d’un an.
Le pays est dirigé par les militaires depuis le coup d’État du 26 novembre 2025, intervenu à la veille de la proclamation des résultats provisoires d’un scrutin contesté, ayant conduit à la chute du président sortant Umaro Sissoco Embalo.
Les putschistes justifient leur intervention par la volonté d’éviter des violences entre camps rivaux, alors que le pouvoir et l’opposition revendiquaient simultanément la victoire.
Cette annonce électorale intervient dans un contexte régional sous surveillance, quelques jours après une mission de la CEDEAO venue plaider pour une transition courte, inclusive et apaisée, sur fond de réformes institutionnelles majeures, dont le passage récent à un régime présidentiel.
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