La gestion des déchets dans le Grand Lomé est sur le point de connaître un sérieux coup de balai. Une réunion cruciale, rassemblant tous les acteurs du secteur, s’est tenue ce mercredi 10 décembre à Lomé sous la houlette du ministre de l’Environnement, Dodzi Kokoroko. L’objectif est clair : transformer durablement la façon dont la capitale togolaise traite ses déchets, pour une ville plus propre et plus saine.
Les travaux de cette concertation ont permis de faire le point sur les avancées réelles, mais surtout d’identifier les failles du système actuel. Loin des simples discours, les échanges ont ciblé des problèmes bien précis : l’optimisation des sites de décharges intermédiaires, le renforcement des systèmes de pré-collecte dans les quartiers, et une meilleure coordination entre les différents intervenants. La recherche de financements verts pour soutenir les initiatives locales a également été au cœur des discussions, ouvrant la voie à des solutions innovantes et durables.
Le ministre Kokoroko lance un appel à l’engagement collectif
Dans son allocution, Prof. Dodzi Kokoroko a été sans ambages. Il a insisté sur l’impératif d’une mobilisation totale. « Il est impératif que chacun, institutions comme citoyens, s’engage pleinement pour que la gestion des déchets devienne une priorité quotidienne », a-t-il déclaré. Selon lui, la propreté de Lomé n’est pas seulement l’affaire des services municipaux, mais une responsabilité partagée entre les autorités, les entreprises de collecte et chaque habitant.
Cette initiative est une réponse directe à une pression grandissante. Lomé, qui abritait 1,5 million d’habitants en 2010, en compte aujourd’hui plus de 2,3 millions, soit près du quart de la population nationale. Cette croissance fulgurante s’accompagne malheureusement d’une augmentation des dépotoirs sauvages et de risques accrus pour l’environnement et la santé publique. La nouvelle stratégie vise donc à anticiper et maîtriser ces défis, plutôt que de les subir.

Vers un grand Lomé plus propre et durable
Cette première réunion de concertation n’est qu’une étape. Elle s’inscrit dans une série d’actions progressives promises par les autorités. L’ambition affichée est de garantir un cadre de vie radicalement amélioré pour tous les Loméens.
En misant sur une meilleure organisation, des financements adaptés et une prise de conscience collective, le Grand Lomé se donne les moyens de relever l’un des défis majeurs de son développement urbain. L’espoir est désormais que ces paroles se transforment rapidement en actes visibles dans nos rues et nos quartiers.











