Libreville, 1er septembre 2023 (Lomé Actu) – Suite au récent coup d’État au Gabon, les militaires se trouvent désormais sous pression, tant au niveau international avec la suspension du pays par l’Union africaine qu’au niveau national, où l’opposition radicale revendique la victoire à la présidentielle. Cette dernière appelle les forces armées à reprendre le décompte des voix.
La plateforme de l’opposition radicale, Alternance 2023, qui avait initialement félicité l’armée pour avoir empêché un prétendu « coup d’État électoral », demande maintenant aux militaires de continuer la compilation des résultats de l’élection présidentielle.
Selon cette plateforme, la victoire revient à son candidat, Albert Ondo Ossa. Mike Joktane, membre de la plateforme, affirme : «
Au terme de ce processus qui devrait se poursuivre sous la supervision de nos forces armées, le professeur Albert Ondo Ossa verra sa victoire dans les urnes officialisée. »
Pour Paul Marie Gondjout, président de l’Union nationale unie, le coup d’État pourrait être une opportunité pour réformer les institutions. Il déclare :
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« Comme on dit, à chaque chose malheur est bon et je pense qu’il faut saisir les opportunités quand elles se présentent à vous. »
Victor Mouanga Mbadinga, candidat socialiste lors de la dernière élection présidentielle, insiste sur la nécessité de libérer le Gabon du néocolonialisme après s’être débarrassé du règne des Bongo.
« Si ce coup d’État vient renforcer la domination coloniale au Gabon, vous comprenez que la lutte, pour nous, doit continuer », souligne-t-il.
Enfin, Abel Mbombé Nzoundou, candidat indépendant, adresse ses félicitations à l’armée pour avoir libéré le Gabon de la famille Bongo sans qu’il y ait eu d’effusion de sang.









