La Fédération Togolaise de Football (FTF) ne badine pas avec la discipline. Après les scènes de violences qui ont émaillé la rencontre entre Semassi FC et AS Tambo le 1ᵉʳ février 2026 à Sokodé, l’instance faîtière a réagi avec une fermeté exemplaire pour préserver l’image du football national.
Saisie en urgence, la Commission de discipline de la FTF a analysé les rapports officiels du commissaire au match et de l’arbitre, renforcés par des images jugées « accablantes ». Le tableau dressé est alarmant :
- Altercations physiques entre protagonistes
- Dégradations matérielles dans l’enceinte sportive
- Envahissement de l’aire de jeu par des supporters
- Implication de joueurs et responsables du club local dans les débordements
Des actes qui portent gravement atteinte à l’image du football togolais, à quelques jours seulement de la reprise du championnat.
Face à l’urgence et à la gravité des faits, la FTF a activé l’article 49 du Code disciplinaire pour prononcer des sanctions provisoires dans l’attente du jugement définitif sur le fond du dossier.
La première conséquence concrète de cette décision est lourde pour le club de Sokodé. Semassi FC est interdit d’accès au stade de Sokodé jusqu’à nouvel ordre. Une sanction qui va profondément perturber l’organisation du club pour la suite de la saison.
Désormais, le club devra accueillir ses adversaires dans des conditions particulièrement contraignantes :
- Stade municipal de Tsévié comme solution principale
- Enceintes homologuées de Lomé en cas d’indisponibilité de Tsévié
Une véritable « exil » pour le club de la ville de Sokodé, qui perd ainsi l’avantage de jouer devant son public et dans son environnement familier.
À travers cette décision musclée, la FTF envoie un message sans équivoque à l’ensemble des acteurs du football national : aucune dérive ne sera tolérée lorsque l’image et l’intégrité du sport sont en jeu.










