Les autorités sénégalaises ont exprimé leur mécontentement après la décision de la justice marocaine d’emprisonner 18 supporters sénégalais à la suite de la finale de la CAN disputée le 18 janvier à Rabat.
Lors de cette rencontre, remportée 1-0 par le Sénégal face au pays hôte, des incidents ont éclaté en fin de match. Certains supporters auraient tenté d’envahir la pelouse et lancé des projectiles, entraînant leur interpellation par les forces de l’ordre marocaines. Ils étaient poursuivis pour violences et dégradations.
Le 19 février, un tribunal marocain a prononcé des peines allant de trois mois à un an de prison, assorties d’amendes pouvant atteindre 545 dollars.
Intervenant le 24 février devant le Parlement, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a regretté la tournure prise par cette affaire. Il a estimé que la situation dépasse le simple cadre sportif et a souligné que les relations historiques entre le Sénégal et le Maroc auraient dû permettre une gestion plus apaisée du dossier.
Le chef du gouvernement a indiqué que Dakar a engagé des démarches diplomatiques pour obtenir la libération de ses ressortissants. Il a également évoqué la possibilité d’activer un accord bilatéral entre les deux pays afin de permettre, si nécessaire, le transfèrement des personnes condamnées vers le Sénégal.
Cette affaire intervient dans un contexte où le sport, souvent vecteur de rapprochement entre nations, se retrouve au cœur d’un épisode diplomatique sensible entre deux pays liés par des relations de coopération de longue date.








