Le Togo ouvre une nouvelle étape dans la lutte contre la filariose lymphatique. Le ministère de la Santé, à travers le Programme national des maladies tropicales négligées (PNMTN), a lancé le 14 mai 2026 à Kpalimé un projet de surveillance post-validation destiné à prévenir toute réintroduction de cette maladie parasitaire.
Cette initiative intervient près de neuf ans après que le Togo est devenu, en 2017, le premier pays d’Afrique subsaharienne reconnu par Organisation mondiale de la santé pour avoir éliminé la filariose lymphatique comme problème de santé publique.
Des outils numériques et une surveillance intégrée
Le nouveau dispositif repose sur une approche intégrée de surveillance sanitaire. Les autorités prévoient notamment l’utilisation d’outils numériques connectés au système national DHIS2 ; le renforcement des capacités des agents de santé et l’exploitation des plateformes sanitaires déjà existantes. Le projet bénéficie du soutien financier du partenaire GLIDE, à travers OMS AFRO/ESPEN.
Tône et Cinkassé choisis comme zones pilotes
Les districts de Tône et Cinkassé serviront de zones pilotes pour cette phase de surveillance. Selon les autorités sanitaires, ces localités ont été retenues en raison de leur forte mobilité transfrontalière avec le Ghana, le Burkina Faso et le Bénin, dans un contexte où la maladie reste encore présente dans certains pays voisins.
Les travaux préparatoires ont permis de définir les mécanismes de collecte des données, les procédures d’alerte ainsi que les stratégies de réponse rapide en cas de risque de réapparition.
Une maladie parasitaire invalidante
La filariose lymphatique est une maladie parasitaire transmise par les moustiques. Elle peut provoquer des complications sévères et invalidantes, notamment l’éléphantiasis et l’hydrocèle. À travers ce nouveau projet, le Togo veut consolider les acquis obtenus depuis l’élimination officielle de la maladie et empêcher toute résurgence sur le territoire national.










