Les autorités burkinabè ont officiellement détaillé, lundi 20 janvier, le fondement juridique de l’extradition de l’ex-président Damiba, intervenu la semaine dernière depuis le Togo.
Dans un communiqué du ministère burkinabè de la Justice, il est indiqué que la procédure a été lancée suite à une dénonciation déposée le 5 janvier auprès du parquet de Ouagadougou, mettant en cause Damiba et d’autres personnes pour des faits présumés portant atteinte à la sûreté et à la sécurité de l’État.
Saisi du dossier, un juge d’instruction a, dès le 6 janvier, délivré un mandat d’arrêt international contre l’ancien dirigeant et ouvert une information judiciaire. Les charges retenues sont lourdes : détournement criminel de deniers publics, enrichissement illicite, corruption, incitation à la commission de délits et de crimes, recel aggravé et blanchiment de capitaux.
Sur la base de ce mandat et dans le cadre de la coopération pénale internationale, une demande d’extradition de l’ex-président Damiba a été adressée au Togo. La Chambre d’instruction de la Cour d’appel de Lomé a rendu un arrêt autorisant cette extradition le 16 janvier 2026. L’ancien président a été remis aux autorités burkinabè et est arrivé à Ouagadougou le 17 janvier. Il devra désormais répondre de ces accusations devant la justice de son pays.
Le gouvernement burkinabè a exprimé sa « gratitude » aux autorités togolaises pour cette « coopération judiciaire exemplaire », y voyant une preuve de la solidité des relations bilatérales et d’un engagement commun contre l’impunité.