En marge d’un déplacement à Paris ce lundi 9 février 2026, Emmanuel Macron s’est exprimé sur l’affaire Jeffrey Epstein, estimant qu’il s’agissait avant tout d’un dossier relevant de la justice américaine. Pour le chef de l’État français, les autorités judiciaires des États-Unis doivent pouvoir travailler « librement, sereinement et de manière indépendante ».
Le président français a rappelé que le réseau mis en place par le financier américain était d’une ampleur considérable. « Manifestement, il avait bâti un système très large, ce qui justifie que la justice fasse son travail, dans le calme », a-t-il déclaré, mettant en garde contre les dérives complotistes nourries autour de cette affaire.
Sans vouloir s’immiscer dans le débat public, Emmanuel Macron a insisté sur la nécessité d’un travail journalistique rigoureux, estimant que l’affaire Epstein est souvent instrumentalisée. « Je vois que cela alimente beaucoup de fantasmes et de théories complotistes », a-t-il regretté.
Ces déclarations interviennent alors que le ministère américain de la Justice a rendu publics, le 30 janvier dernier, plus de trois millions de pages de documents liés au dossier. Selon Todd Blanche, numéro deux du département de la Justice, ces éléments ne contiennent pas de nouvelles preuves susceptibles de déboucher sur d’autres poursuites pénales.
Si Emmanuel Macron considère que ce dossier concerne en priorité les États-Unis, il reconnaît toutefois que ses répercussions dépassent largement les frontières américaines. Les liens révélés entre Jeffrey Epstein et de nombreuses personnalités internationales continuent de provoquer des secousses politiques et médiatiques.
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En France, cette onde de choc a notamment conduit Jack Lang, ancien ministre de la Culture, à quitter la présidence de l’Institut du monde arabe. Le président français a indiqué « prendre acte » de cette décision, précisant que l’intéressé l’avait prise « en conscience ».










