La stabilité du réseau électrique en Afrique de l’Ouest montre des signes de tension financière. Selon le dernier rapport trimestriel de la Nigerian Electricity Regulatory Commission (NERC) pour la période juillet-septembre 2025, trois pays voisins, dont le Togo, accumulent une dette significative pour l’électricité importée du Nigeria.
Le Bénin, le Niger et le Togo doivent collectivement environ 17,8 millions de dollars (soit 25 milliards de nairas) aux producteurs nigérians.
Un taux de recouvrement préoccupant pour les pays de la CEDEAO
Le détail des chiffres est éloquent. Pour le seul troisième trimestre 2025, les factures envoyées aux trois pays s’élevaient à 18,69 millions de dollars. Seuls 7,125 millions ont été réglés, laissant un impayé trimestriel de plus de 11,5 millions de dollars. À cela s’ajoutent des arriérés antérieurs, portant le solde total dû à près de 18 millions.
Ceci se traduit par un taux de recouvrement global très faible de 38,09% pour ces créances internationales. En contraste frappant, les clients consommant de l’électricité nigériane sur le territoire nigérian affichent un taux de paiement de 87,61%.
La CEDEAO face au défi de la sécurité énergétique et des paiements
Cette situation met en lumière les difficultés financières récurrentes des compagnies nationales d’électricité de la sous-région, ici la Compagnie Nationale d’Électricité du Togo (CEET), la SBEE du Bénin et la NIGELEC du Niger.
Elle soulève des questions sur la soutenabilité des accords d’approvisionnement bilatéraux et sur la nécessité de mécanismes de paiement plus robustes au sein de la CEDEAO pour garantir la stabilité du réseau électrique régional, cruciale pour le développement économique.
Avec The Cable








