L’Assemblée nationale togolaise a marqué une avancée significative dans la protection des droits humains. Le mercredi 31 décembre 2025, les députés ont autorisé à l’unanimité la ratification du Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes handicapées.
Ce texte, adopté au niveau continental à Addis-Abeba en 2018, consacre des principes fondamentaux tels que la non-discrimination, l’égalité devant la loi, l’accessibilité universelle et la participation pleine et effective à tous les aspects de la vie. En le ratifiant, le Togo s’engage à aligner ses lois et politiques nationales sur ces standards africains élevés.
Un cadre juridique renforcé pour des droits concrets
La portée de cette charte est vaste et concrète. Elle couvre un large éventail de droits essentiels qui touchent au quotidien des personnes en situation de handicap. Parmi ceux-ci figurent le droit à l’éducation, le droit à la santé, l’accès à l’emploi et à la protection sociale, ainsi que la garantie de pouvoir participer à la vie publique et politique.
« L’adoption de ce projet de loi marque une avancée significative dans la consolidation de l’État de droit, la promotion de l’inclusion sociale et l’affirmation de l’engagement résolu du Togo », a déclaré le président de l’Assemblée nationale, Komi Sélom Klassou. Cette ratification n’est pas un aboutissement, mais le début d’un processus d’harmonisation législative et réglementaire.
L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité le projet de loi autorisant la ratification du Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique, signé le 29 janvier 2018 à Addis-Abeba, en Éthiopie.… pic.twitter.com/78Abp17KAL
— Assemblée Nationale Togolaise (@assnatTogo) January 2, 2026
La ratification, point de départ d’une mise en œuvre attendue
Cette décision s’inscrit dans un contexte national où des initiatives en faveur de l’inclusion ont déjà été lancées. Ces dernières années, le Togo a mis en œuvre des politiques et programmes visant à améliorer l’accès aux services sociaux de base.
La ratification donne maintenant un levier juridique puissant pour accélérer et consolider ces efforts. Elle engage l’État à revoir son dispositif législatif pour éliminer les dispositions discriminatoires et à mettre en place les mesures pratiques (aménagement des infrastructures, adaptation des services, politiques d’emploi inclusives) qui rendront ces droits effectifs.
En souscrivant à cette charte, le Togo renforce son engagement continental et envoie un signal fort en faveur d’une société plus juste et inclusive, où les droits des personnes handicapées ne seront plus une option, mais une obligation légale et morale pour tous.










