Le Dr Aristide Gnassingbé Aféignindou est le nouvel ambassadeur du Togo en République populaire de Chine. Arrivé sur le territoire chinois le 1er août 2026, il a remis, le 7 août, les copies de ses lettres de créance à Hong Lei, ministre assistant des Affaires étrangères et directeur général du département du Protocole du ministère chinois des Affaires étrangères.
Cette nomination officialise une nouvelle étape dans le parcours d’un médecin de formation, spécialiste de la santé globale et engagé dans le développement de la télémédecine.
Une formation médicale entre la Chine, le Sénégal et le Togo
Le parcours d’Aristide Gnassingbé commence par des études de médecine en Chine. En 2005, il obtient un doctorat d’État en médecine au Medical College de l’Université Fudan. Cette formation le conduit ensuite au Sénégal, où il exerce entre 2005 et 2006 au service de cardiologie de l’hôpital Aristide-Le-Dantec, à Dakar.

Il poursuit son expérience clinique au Togo, au Centre hospitalier universitaire du Campus de Lomé, où il travaille en cardiologie de 2006 à 2008. En 2013, il obtient un master en développement, spécialité santé publique internationale, à l’Université Senghor d’Alexandrie, en Égypte. Cinq ans plus tard, il soutient un doctorat en sciences biomédicales, option santé globale, à l’Université de Genève, en Suisse. Sa thèse, consacrée à la lutte contre les faux médicaments au Togo, explore des stratégies alternatives dans un domaine majeur de santé publique.
La santé numérique comme fil conducteur
Au fil de son parcours, le médecin s’oriente vers la télémédecine et la transformation numérique des services de santé. Depuis mai 2013, il est point focal national du Réseau en Afrique francophone pour la télémédecine (RAFT). Il occupe également, depuis 2021, les fonctions de coordinateur national de la santé numérique.
En 2023, dans le cadre de ses responsabilités, il lance un projet de télé-échographie conçu pour faciliter l’accès à l’expertise échographique sans imposer le déplacement du spécialiste. L’initiative répond aux difficultés liées à la disponibilité des ressources médicales spécialisées et à la prise en charge des complications obstétricales. Parallèlement, il enseigne à l’Université Senghor, où il est professeur associé depuis 2020.
Des responsabilités au cœur de l’appareil institutionnel
Son itinéraire ne se limite pas au secteur médical et universitaire. Aristide Aféignindou Gnassingbé a également exercé des fonctions de chargé de mission auprès de Faure Essozimna Gnassingbé, aujourd’hui Président du Conseil. Il a ensuite été présenté comme ministre-conseiller et chargé de mission auprès de la Présidence.
En avril 2024, il a notamment conduit une mission de consultations médicales gratuites dans la préfecture de Mô, dans le cadre d’une initiative attribuée au chef de l’État. Le 13 novembre 2024, à Abidjan, il s’est vu décerner le titre de Docteur Honoris Causa par l’école doctorale du Centre de Valorisation Professionnelle de Tunis, en partenariat avec l’Institut Africain de Recherche Pluridisciplinaire Appliquée.

Une nouvelle mission à Pékin
En prenant ses fonctions en Chine, Aristide Gnassingbé change de champ d’action, sans rompre avec les domaines qui ont structuré sa carrière. Sa formation médicale en Chine, son expérience de la santé globale et son implication dans la coopération internationale constituent des atouts pour cette nouvelle mission.
À la tête de l’ambassade du Togo à Pékin, il lui revient désormais d’assurer la représentation diplomatique du pays et de contribuer au suivi des relations bilatérales. La coopération entre Lomé et Pékin couvre notamment les domaines économique, sanitaire, technologique et du développement, les deux pays ayant élevé leurs relations au rang de partenariat stratégique global en 2024.







