L’angoisse ne retombe pas dans la capitale togolaise. Un nouveau cas de disparition d’enfant a été signalé à Adidogomé, dans la banlieue nord-ouest de Lomé, ravivant les craintes des populations face à ce phénomène persistant.
Selon les informations communiquées par ses proches, il s’agit d’une fille âgée de 13 ans, élève dans un CEG du quartier. L’adolescente a quitté le domicile familial situé à Adidogomé Yokoè le vendredi 13 février 2026 pour une destination inconnue.
Depuis cette date, elle reste introuvable malgré les recherches entreprises par sa famille. L’inquiétude grandit d’heure en heure, et les proches lancent un appel désespéré à toute personne susceptible de fournir des informations.
Disparition d’enfant à Lomé : un phénomène qui s’installe dans la durée
Ce nouveau cas de disparition n’est malheureusement pas isolé. Il s’inscrit dans une série noire qui inquiète les populations depuis la fin de l’année 2025. Plusieurs disparitions d’enfants et même d’adultes ont été signalées dans différents quartiers de Lomé et à l’intérieur du pays.
Les réseaux sociaux s’enflamment régulièrement à chaque nouveau cas, diffusant des avis de recherche et des photos, dans l’espoir de retrouver les disparus. Mais malgré ces mobilisations citoyennes, le phénomène persiste .
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La réponse des autorités
Face à cette situation préoccupante, les autorités ont réagi. Il y a quelques jours, le ministre de la Sécurité et le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, ont publié un communiqué conjoint pour faire le point sur la situation.
Ils ont annoncé qu’une commission spéciale d’enquête a été mise en place depuis le 24 janvier 2026 pour plancher sur ces affaires de disparitions et d’enlèvements. Cette structure travaille sous la supervision directe du procureur de la République pour démêler le vrai du faux dans un climat marqué par la viralité des contenus numériques.
Dans leur communiqué, les deux ministres invitent toute personne disposant d’informations fiables sur des cas de disparition ou d’enlèvement à :
- Contacter immédiatement les services de sécurité les plus proches
- Appeler le numéro d’urgence national 1014
Une démarche jugée indispensable pour éviter la confusion entre faits avérés et simples soupçons, et pour permettre aux enquêteurs de travailler efficacement.
En attendant que la commission spéciale rende ses conclusions, les familles concernées continuent de compter sur la solidarité des populations. Les avis de recherche circulent, les voisins s’organisent, les réseaux sociaux s’activent.










