Le monde politique togolais est endeuillé. Zarifou Ayéva, homme politique de première importance, membre fondateur et président du Parti Démocratique pour le Renouveau (PDR), s’est éteint ce lundi 15 décembre 2025 à l’âge de 83 ans. Sa disparition emporte une figure majeure des combats démocratiques des années 1990 et un ancien ministre des Affaires étrangères.
Issu de la famille royale des Ayéva de Komah, dans la préfecture de Tchaoudjo, Zarifou Ayéva portait un héritage politique profond. Il était le fils de feu Dermane Ayéva, ancien président de l’Assemblée nationale et pilier de l’Union des Chefs et des Populations du Nord (UCPN), une formation progressiste de l’ère préindépendance. Cet héritage a indéniablement forgé son engagement au service de la nation.
Une figure emblématique de la lutte pour le pluralisme
Zarifou Ayéva s’est imposé comme l’un des acteurs centraux de la lutte démocratique des années 1990, une décennie charnière dans l’histoire politique du Togo. Aux côtés d’autres figures de l’opposition de l’époque, son action et sa voix ont contribué à éveiller les consciences et à structurer le combat pour l’instauration d’un pluralisme politique durable dans le pays. Son parcours reste indissociable de cette période de revendications et de transitions.
Zarifou Ayéva, un homme d’État au service de la diplomatie togolaise
Au-delà de son rôle d’opposant historique, Ayéva a également assumé de hautes responsabilités gouvernementales, démontrant son engagement pour l’État. Il a notamment servi comme ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine de 2005 à 2007, au sein du premier gouvernement du président Faure Gnassingbé.
À ce poste stratégique, il a œuvré au renforcement de la diplomatie togolaise sur la scène internationale et a activement promu l’intégration régionale, laissant sa marque sur la politique extérieure du pays.
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Une page qui se tourne pour la classe politique
La disparition de Zarifou Ayéva s’inscrit dans une série de deuils qui ont récemment frappé la scène politique togolaise, emportant plusieurs de ses grandes figures. Il rejoint ainsi dans la mémoire collective des personnalités telles que Yaovi Agboyibor, Edem Kodjo, Martin Aduayom et, plus récemment, le Professeur Gu-Konu.
Le Togo perd avec lui un homme connu pour ses convictions, son esprit de dialogue et son engagement inlassable. Son parcours, à cheval entre opposition constructive et responsabilité gouvernementale, restera inscrit dans les annales de l’histoire politique nationale.










