Bonne nouvelle pour les acteurs économiques togolais. Une information majeure est tombée : le Togo et la Turquie travaillent sur un corridor maritime direct reliant le Port autonome de Lomé au Port de Mersin, l’un des plus stratégiques de Turquie.
Le projet a été discuté en fin de semaine dernière entre le ministre délégué chargé de l’Économie maritime, Kokou Edem Tengue, et l’ambassadrice de Turquie, Muteber Kılıç. Un mémorandum d’entente est en préparation pour officialiser cette collaboration.
Si vous importez du textile, des équipements ou des produits finis de Turquie, ou si vous exportez vers ce pays, ce projet vous concerne directement. Le corridor maritime direct Lomé-Mersin vise à fluidifier vos échanges, réduire les délais d’acheminement et simplifier les formalités.
Pour les transitaires et logisticiens, c’est aussi une opportunité de développer de nouvelles lignes de service et d’attirer des clients supplémentaires.
Aujourd’hui, vos conteneurs mettent plusieurs semaines pour arriver à destination, avec parfois des escales multiples qui rallongent les délais et augmentent les coûts. Le corridor direct promet :
- Des délais de transit réduits : moins d’escales, moins d’attentes
- Une meilleure compétitivité : des coûts logistiques maîtrisés
- Un accès facilité aux marchés de l’hinterland (Burkina, Niger, Mali) pour les produits turcs
Pour Ankara, l’objectif est clair : utiliser la position géographique unique de Lomé pour pénétrer plus facilement les marchés ouest-africains. Pour Lomé, c’est la confirmation de son statut de hub logistique régional.
Les relations commerciales entre le Togo et la Turquie explosent littéralement. En 2021, les échanges atteignaient 128 millions de dollars. En 2025, ils ont plus que doublé pour frôler les 270 millions de dollars.
« L’enjeu est désormais de passer à la vitesse supérieure pour accroître notre compétitivité internationale« , a souligné Kokou Edem Tengue. Le corridor direct est la pièce manquante pour franchir ce cap.










