Le président de la Fédération Togolaise de Football (FTF), le Colonel Guy Akpovy, assume une vérité qui fait mal. Alors que la CAN bat son plein sans les Éperviers pour la huitième année consécutive, il analyse froidement les raisons de cette éclipse.
Pour le président la FTF, le problème est à la source : le Togo manque de joueurs formés dans des académies de haut niveau et évoluant dans des grands clubs. « Ils sont là, mais ils ne jouent pas dans de grands clubs », a-t-il reconnu, pointant le faible niveau d’exposition et de compétitivité de la majorité des internationaux togolais. Ce diagnostic sévère est le point de départ de sa foi dans la Ligue de Football Professionnelle du Togo (LFPT).
La LFPT, remède miracle ? La stratégie « club fort = équipe nationale solide »
Pour le Colonel Guy Akpovy, la LFPT n’est pas une fin en soi, mais le levier indispensable pour régénérer l’équipe nationale. Sa logique est implacable : un championnat professionnel structuré (Ligue 1/Ligue 2) générera plus de ressources. Ces ressources permettront aux clubs de se professionnaliser, d’investir dans de ævéritables académies et d’offrir un environnement compétitif de haut niveau.
Ainsi, les jeunes talents ne devront plus forcément quitter le pays à 16 ans pour espérer percer ; ils pourront mûrir localement dans un cadre exigeant avant de s’exporter. « Nous devons faire en sorte que nos clubs deviennent très forts. Et sans moyens, vous ne pouvez pas y arriver », martèle-t-il, faisant le lien direct entre la santé financière des clubs et la performance des Éperviers.
Le pari et la promesse du Colonel Guy Akpovy
Fort du soutien affiché des plus hautes autorités de l’État, Guy Akpovy affiche un optimisme volontariste. Il ne se contente pas de promettre une amélioration à long terme ; il lance une prédiction ambitieuse : « Je sais que dans quelques mois… nous allons avoir une équipe nationale solide ».
Cette déclaration choc vise à redonner de l’espoir aux supporters frustrés. Il précise sa vision : il ne s’agit plus d’une équipe qui se qualifie « en dents de scie », mais d’une sélection régulièrement compétitive et attendue à chaque grande échéance continentale et mondiale.
Si la vision est claire, sa réalisation se heurte à des obstacles que le président de la FTF connaît bien. La création de la LFPT n’est qu’un premier pas. En misant tout sur la professionnalisation du championnat local pour sauver l’équipe nationale, Guy Akpovy engage l’avenir de son mandat.